On reproche parfois à mon propos sur "la culture de l'autorisation" d'être excessivement optimiste. A cela je réponds que je ne fais que témoigner d'une réalité, à partir de mes observations et à partir des analyses d'autres observateurs… Un de mes amis et collègue me demande alors : "As-tu lu Zygmunt Bauman?". J'y suis allé. Effectivement voilà un observateur (sociologue) que l'on ne peut pas vraiment qualifier d'optimiste. La "modernité liquide" qu'il décrit fait frémir. Et surtout la progression de la peur, qui nous ramène aux années 30 et à ce qui s'en est suivi.
Bauman décrit finement ce qui se délite dans nos sociétés, mais occulte (ou je ne l'ai pas vu) ce qui est en train de construire. Son appel à la bonté semble de bien peu de poids, face au rouleau compresseur de la peur!
Alors, c'est l'histoire de la bouteille à moitié vide et à moitié pleine.
Qui l'emportera: la culture de l'autorisation ou la culture de la peur ?

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