"Le concept de care est intraduisible dans notre langue. Là où l’anglais
possède deux mots : care qui renvoie au souci de l’autre, à l’attention à la personne, et cure qui renvoie à la dimension curative, au traitement de la maladie, en français, il n’existe qu’un mot : le soin. Mais dans ce mot « soin », les connotations curatives associées à l’idée d’une guérison l’emportent sur celles du souci. Il faut donc garder le mot « care » pour désigner le souci des autres réalisé à travers des activités concrètes, un travail."
"La philosophie morale a eu tendance à privilégier ce qu’il est juste de faire au détriment de ce qu’il est bien d’être, à insister sur le contenu de l’obligation plutôt que sur la capacité à prendre soin, réparer, entretenir, maintenir, aider, se soucier… L’éthique du care renvoie à l’idée de souci comme chagrin et à l’idée de sollicitude et de soin dans le sens actif de faire attention à, s’occuper de. "
Pascale Molinier
"La philosophie morale a eu tendance à privilégier ce qu’il est juste de faire au détriment de ce qu’il est bien d’être, à insister sur le contenu de l’obligation plutôt que sur la capacité à prendre soin, réparer, entretenir, maintenir, aider, se soucier… L’éthique du care renvoie à l’idée de souci comme chagrin et à l’idée de sollicitude et de soin dans le sens actif de faire attention à, s’occuper de. "
Dominique Bachelart