Microcosmos : la nature, l'imaginaire, et le cinéma

Microcosmos "Pour aborder le continent des insectes, ces princes de l'étrange, ces anges du bizarre, on ne peut se satisfaire des allées bien ratissées de la pensée rationnelle. On trouve autant de vérité sur les insectes dans un haïku de Bashô, une estampe d'Utamaro, que dans un traité d'entomologie.
Les insectes n'appartiennent pas plus aux sciences naturelles qu'aux poètes, aux enfants, à la science-fiction ou aux contes de fées. Cap¬turer un papillon, c'est vouloir s'emparer d'un mirage. Ce qu'on épingle dans une boîte vitrée n'est qu'un triste fantôme, une ombre aban¬donnée par la grâce... De même, il faut renon¬cer à confiner les insectes dans les casiers bien étiquetés que sont la science, la poésie ou la littérature, sous peine de les voir s'étioler.

Claude Nuridsany et Marie Perennou, réalisateurs du film "Microcosmos".

Voir aussi "Science et art de raconter", et "Jean-Henri Fabre : les programmes et l'initiative. "

Science et art de raconter

Jean Henri Fabre (1823 -1915) raconte la nature comme personne, avec Jean_henri_fabre_3 intelligence et sensibilité. Ses livres sur les insectes, écrits au tournant du 19ème siècle vers le 20ème sont de l'Histoire Naturelle au sens originel des termes :  à la fois de la science et à la fois des histoires. Après s'est développée l'écriture scientifique, plus précise, plus analytique. Jean Marie Pelt et d'autres concilient savoir scientifique et art de raconter, avec toute l'envergure humaine que cela porte. Retrouver cette vision élargie fut aussi le pari de Claude Nuridsany et Marie Perennou, réalisateurs du film "Microcosmos". 

Voir aussi : Jean-Henri Fabre : les programmes et l'initiative.

Maya offre des images

                      En page d'accueil, un petit père noël qui se promène partout et se transforme en même temps en sapin.
Maya habite Montréal et il (elle?) propose des animations, des cartes postales et autres graphismes drôles et bon enfant gratuitement.

Un bandeau de pub ouvre la page. Explication dans "Avant - propos" : " Vous remarquerez également de la publicité sur certaines pages. Je vous demande d'être tolérants puisque c'est de cette façon que j'essaie  de payer mes frais d'hébergement et de bande passante, ce qui me permet de garder ce site ouvert."

Et le site, pourquoi? " Ce site n'a qu'un seul but : celui de mettre un peu de joie, de rire Chien_de_maya
et d'amour dans le cœur de ses visiteurs."
 

D'où viennent toutes les images? "Les images, clip arts et gifs utilisés dans ce site proviennent de différentes sources.  Plusieurs m'ont été envoyés par des amis, des visiteurs,  et d'autres proviennent de  CD offrant des images libres d'utilisation."

Bon et finalement, qui c'est Maya? Je vais voir son album photo : vue canine de profil...

On n'en saura pas plus.

http://www.chezmaya.com/

Vingtenaires au jour le jour : Sex in the City

On connaissait les trentenaires, les quadragénaires, les quinquas, etc…, mais pourquoi la série commencerait-elle à trente et pas avant? Eh bien les voilà : les vingtenaires se sont inventés. Ils sont huit, ils ont une vie sociale assez active et ils nous racontent tout cela dans un blog qu'ils publient ensemble : "Vingtenaires, Nos liaisons foireuses". Chronique au jour le jour.

  Vingtenaires1_2

Mardi 29 Novembre 2005 : Oups!  Par Océane
Océane raconte sa soirée de vendredi. On la suit à la trace chez sa copine où elle boivent un verre avec le co-loc, de là on passe à un bar où elle a des relations, puis à un autre bar plutôt gay. L'endroit ne lui plaît pas, mais elle trouve quelqu'un pour la raccompagner. Le canapé, puis le lit. " Bilan ? Heu ben je suis une fieffée salope qui n’a plus honte depuis très longtemps…" Le sujet intéresse du monde, puisque le lendemain la note a reçu 45 commentaires.

Je passe à la rubrique "Considérations sur nos vies". C'est Nina qui titre une longue note : " L’amour fait souffrir, pas le sexe". Elle s'explique : "L’avantage avec les histoires purement sexuelles, c’est qu’on ne donne à l’autre que tendresse et affection (ce qui est déjà pas mal, me diras-tu). Au vu de mes deux dernières relations de ce type, je sais qu’on peut avoir une réelle complicité au-delà du sexe mais ce n’est pas pour autant que je vais donner mon cœur si facilement."

Le blog s'ouvre sur les prénoms des huit vingtenaires présentés sous la forme d'une "une" de magazine. Visiblement, l'art de la mise en page ne leur est pas inconnu. On apprend dans la colonne de droite que le site est animé par Nina :  " Les liaisons foireuses de neuf vingtenaires racontées par une apprentie journaliste qui se la joue Carrie Bradshaw..."

25 novembre : "Une semaine de sexe. Par Gauthier"
(Si ce titre ne ramène pas plus de lecteur, je me fais moine ;)
"Donc voilà un article digne de Mister Big, mais à ma sauce quand même. Vous savez à quel point je m’ennuie et à quel point la vie et les sorties toulousaines me manquent. Que faire pour combler ce vide ? Tout simplement combler des anus ! (rho elle est belle celle-là, et oui j’en suis très fier na !)"

Coïncidence : je suis en train de lire un texte de Charles Renel, quelque chose comme un "roman ethnographique", sur Madagascar. Charles Renel (1870 - 1925) était chargé par l'administration française de mettre en place l'école publique, pour contrebalancer les écoles des missionnaires. Il fut un observateur attentionné des mœurs malgaches. Il décrit une culture proche de la nature, chaude et sensuelle, et il est étonné par la liberté sexuelle peu tourmentée que connaissent les jeunes filles : 

"Les filles jusqu'au mariage sont maîtresses de leur corps. Estimant cette liberté fort agréable, elles n'ont aucune hâte de se marier, et, par l'expérience qu'elles prennent d'un grand nombre de maris virtuels, elles se préparent à devenir d'excellentes épouses. Avant de se lier par une union durable, deux jeunes gens se prennent à l'essai, vivent un temps dans la même case. Si cette cohabitation resserre les liens noués par l'amour ou la fantaisie, on procède au mariage rituel qui d'ailleurs peut toujours être rompu par le divorce. Adhémar cherchait parmi les filles du village celle qui viendrait habiter sa case, et il ne trouvait pas dénuées de charme les expériences qu'il tentait. Mais il s'apercevait aussi qu'un malen¬tendu, toujours le même, le séparait de ses partenaires momentanées. Elles et lui ne parlaient pas en amour la même langue. Elles venaient partager la natte qui lui servait de lit, en toute simplicité, sans arrière-pensée aucune, et, pour ainsi parler, comme l'on va dîner en ville. Car une femme malgache aban¬donne aux désirs des hommes les parties les plus secrètes de son corps aussi facilement qu'une Européenne livre à leurs regards sa figure, ses bras ou ses seins. Encore l'Européenne a-t-elle parfois, en ce cas, quelques scrupules de pudeur ; tandis que la Malgache ne connaît point le mal, telle Eve, avant qu'elle eût goûté au fruit décevant de l'arbre. Adhémar au contraire apportait aux choses de l'amour un esprit déplorablement monogame. Obscurément déçu que ses compagnes eussent appartenu à d'autres, il admettait mal qu'une possession éphémère ne lui conférât aucun droit sur la vie sexuelle de la femme qui s'était donnée à lui. Il ne pouvait se débarrasser de cette fausse concep¬tion de l'amour qui fait d'un être au profit d'un autre une espèce de bien inaliénable, et attribue une importance exagérée à un acte tout naturel, assez banal par sa fréquence, s'il reste précieux par le prix qu'on y attache.
… Ce soir-là, Adhémar, avait un rendez-vous. Son repas à peine terminé on gratta doucement à la porte. Il déplaça la claie, et, par l'ouverture, une femme jeune et souple se glissa. C'était une vraie fille de la nature, sans fard au visage ni réticences aux lèvres, née pour l'amour et n'en connaissant que la joie physique dans toute sa simplicité."

http://vingtenaires.over-blog.com/ 

Un entretien avec Nina

C'est moi qui l'ai fait !

Le blog de Pascale Weeks fait partie des belles réussites en matière de blog. Sa passion, l'art culinaire :

Passionnée de cuisine depuis toujours, elle est pour moi synonyme de partage et de convivialité.
Après avoir pas mal surfé sur les forums de cuisine puis sur les weblogs , c’est à mon tour de me lancer et de créer mon propre weblog et ainsi d’aller plus loin dans le partage de ma passion.
J’aime les choses faites « maison », c’est mon obsession, et j'adore pouvoir dire : «C’est moi qui l’ai fait », d’où le nom de ce blog.
Je suis l'auteur des textes.
Les photos présentées ont été prises par mes soins avec un appareil numérique.

jambon_de_parme_aux_feves_et_tuiles_de_parmesan

Texte et photo extraits du blog "C'est moi qui l'ai fait"

Ecriture et érudition

"Cet hiver-là les mots m'ont lâché. Je devrais plutôt dire que c'est le vocabulaire spécialisé qui m'a lâché (...)  le moindre texte drapé dans le voile de l'érudition me semblait d'une insupportable fatuité. Il n'avait pas la moindre vie. Il était aussi mort que les sardines dans leur boîte."

Jim Harrison De Marquette à Veracruz

>> Lire toute la citation

"Je hais une chanson qui vous fais croire que vous êtes né pour perdre" (Woody Guthrie)

"Les expériences présentées sont des expériences positives. Tout en évitant l'hagiographie de type dépliant publicitaire, nous avons mis l'accent sur les aspects valorisants et dynamisants, dans l'esprit de Woody Guthrie qui disait :  "Je hais une chanson qui vous fais croire que vous êtes né pour perdre". Dans la symbolique collective, on rencontre des histoires qui aident à vivre, et d'autres qui font baisser les bras, se replier sur soi et douter de l'humanité. Jusqu'ici, les premières l'ont emporté… C'est à elles que va notre préférence. En optant pour cette position optimiste, nous avons parfois le sentiment d'aller à contre-courant d'une tendance à la dévalorisation, où chacun se cherche à mettre en valeur ses manques et ceux des autres.

Comme s'il était malsain d'avoir confiance en ses propres ressources."

Extrait de "Etre d'ici et du monde"

Les blogs, les jeunes et l'écriture

"Que les jeunes renouent avec l'écriture est sans doute l'aspect le plus positif des Weblogs. Criture Après, calomnier ses professeurs et publier des photos osées de ses camarades de classe, c'est une autre histoire. Ce que montre l'étude de Médiamétrie est la forte implication des jeunes dans ce nouveau moyen de communication. Plus de 8 blogueurs sur 10 (82%) ont moins de 24 ans, annonce jeudi l'Institut Médiamétrie dans un communiqué. Pour ce premier bilan du phénomène, Médiamétrie précise que 35% des blogueurs ont de 11 à 15 ans et 47% de 16 à 24 ans. Plus d'un blogueur sur deux (52%) est un étudiant et plus d'un blogueur sur deux (54%) est une femme. Au deuxième trimestre 2005, 73% des internautes français déclarent savoir ce que sont les blogs. Neuf internautes sur 10 (89,1%) de 15 à 24 ans connaissent les blogs. Seulement 53% des seniors connaissent leur existence..."

Extrait de Silicon.fr      >> Lire la suite

Image empruntée à Heure Bleue

Vingtenaires au jour le jour : Sex in the City

On connaissait les trentenaires, les quadragénaires, les quinquas, etc…, mais pourquoi la série commencerait-elle à trente et pas avant? Eh bien les voilà : les vingtenaires se sont inventés. Ils sont huit, ils ont une vie sociale assez active et ils nous racontent tout cela dans un blog qu'ils publient ensemble : "Vingtenaires, Nos liaisons foireuses". Chronique au jour le jour.

  Vingtenaires1_2

Mardi 29 Novembre 2005 : Oups!  Par Océane
Océane raconte sa soirée de vendredi. On la suit à la trace chez sa copine où elle boivent un verre avec le co-loc, de là on passe à un bar où elle a des relations, puis à un autre bar plutôt gay. L'endroit ne lui plaît pas, mais elle trouve quelqu'un pour la raccompagner. Le canapé, puis le lit. " Bilan ? Heu ben je suis une fieffée salope qui n’a plus honte depuis très longtemps…" Le sujet intéresse du monde, puisque le lendemain la note a reçu 45 commentaires.

Je passe à la rubrique "Considérations sur nos vies". C'est Nina qui titre une longue note : " L’amour fait souffrir, pas le sexe". Elle s'explique : "L’avantage avec les histoires purement sexuelles, c’est qu’on ne donne à l’autre que tendresse et affection (ce qui est déjà pas mal, me diras-tu). Au vu de mes deux dernières relations de ce type, je sais qu’on peut avoir une réelle complicité au-delà du sexe mais ce n’est pas pour autant que je vais donner mon cœur si facilement."

Le blog s'ouvre sur les prénoms des huit vingtenaires présentés sous la forme d'une "une" de magazine. Visiblement, l'art de la mise en page ne leur est pas inconnu. On apprend dans la colonne de droite que le site est animé par Nina :  " Les liaisons foireuses de neuf vingtenaires racontées par une apprentie journaliste qui se la joue Carrie Bradshaw..."

25 novembre : "Une semaine de sexe. Par Gauthier"
(Si ce titre ne ramène pas plus de lecteur, je me fais moine ;)
"Donc voilà un article digne de Mister Big, mais à ma sauce quand même. Vous savez à quel point je m’ennuie et à quel point la vie et les sorties toulousaines me manquent. Que faire pour combler ce vide ? Tout simplement combler des anus ! (rho elle est belle celle-là, et oui j’en suis très fier na !)"

Coïncidence : je suis en train de lire un texte de Charles Renel, quelque chose comme un "roman ethnographique", sur Madagascar. Charles Renel (1870 - 1925) était chargé par l'administration française de mettre en place l'école publique, pour contrebalancer les écoles des missionnaires. Il fut un observateur attentionné des mœurs malgaches. Il décrit une culture proche de la nature, chaude et sensuelle, et il est étonné par la liberté sexuelle peu tourmentée que connaissent les jeunes filles :

"Les filles jusqu'au mariage sont maîtresses de leur corps. Estimant cette liberté fort agréable, elles n'ont aucune hâte de se marier, et, par l'expérience qu'elles prennent d'un grand nombre de maris virtuels, elles se préparent à devenir d'excellentes épouses. Avant de se lier par une union durable, deux jeunes gens se prennent à l'essai, vivent un temps dans la même case. Si cette cohabitation resserre les liens noués par l'amour ou la fantaisie, on procède au mariage rituel qui d'ailleurs peut toujours être rompu par le divorce. Adhémar cherchait parmi les filles du village celle qui viendrait habiter sa case, et il ne trouvait pas dénuées de charme les expériences qu'il tentait. Mais il s'apercevait aussi qu'un malen¬tendu, toujours le même, le séparait de ses partenaires momentanées. Elles et lui ne parlaient pas en amour la même langue. Elles venaient partager la natte qui lui servait de lit, en toute simplicité, sans arrière-pensée aucune, et, pour ainsi parler, comme l'on va dîner en ville. Car une femme malgache aban¬donne aux désirs des hommes les parties les plus secrètes de son corps aussi facilement qu'une Européenne livre à leurs regards sa figure, ses bras ou ses seins. Encore l'Européenne a-t-elle parfois, en ce cas, quelques scrupules de pudeur ; tandis que la Malgache ne connaît point le mal, telle Eve, avant qu'elle eût goûté au fruit décevant de l'arbre. Adhémar au contraire apportait aux choses de l'amour un esprit déplorablement monogame. Obscurément déçu que ses compagnes eussent appartenu à d'autres, il admettait mal qu'une possession éphémère ne lui conférât aucun droit sur la vie sexuelle de la femme qui s'était donnée à lui. Il ne pouvait se débarrasser de cette fausse concep¬tion de l'amour qui fait d'un être au profit d'un autre une espèce de bien inaliénable, et attribue une importance exagérée à un acte tout naturel, assez banal par sa fréquence, s'il reste précieux par le prix qu'on y attache.
… Ce soir-là, Adhémar, avait un rendez-vous. Son repas à peine terminé on gratta doucement à la porte. Il déplaça la claie, et, par l'ouverture, une femme jeune et souple se glissa. C'était une vraie fille de la nature, sans fard au visage ni réticences aux lèvres, née pour l'amour et n'en connaissant que la joie physique dans toute sa simplicité."

http://vingtenaires.over-blog.com/ 

Ecriture et accompagnement

Poète, le soir approche; tes cheveux grisonnent.
Entends-tu pendant tes rêveries solitaires le message de l'au-delà?
C'est le soir, dit le poète, j'écoute : quelqu'un peut appeler du village, malgré l'heure tardive.
Je veille : Deux amoureux se cherchent. Leur cœur les guiderait-il sûrement? — Les cœurs errants de deux jeunes amants se rencontreront-ils; leurs yeux ardents mendient une harmonie d'amour qui rompe le silence et qui parle pour eux.
Qui tissera la trame de leurs chants passionnés si je reste assis sur la plage de la vie à contempler la mort et l'au-delà?

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                                        Rabindranath Tagore             L'offrande Lyrique

Des ateliers d'écriture épistolaire entre enfants et adultes

La Boîte à Mots est une œuvre un peu magique, à la fois utile et belle. Lieu d'apprentissages Couv_bam0008 multiples : l'enfant auteur explore à la fois le geste d 'aller vers l'autre, la difficulté et la richesse de l'écriture, le plaisir des mots échangés, et la possibilité d'entrer dans le monde en confiance : il y a quelque part un adulte attentionné disponible pour l'écouter. Tout en tissant tranquillement le fil des générations, la Boîte à Mots offre aux adultes un lieu d'échange d'une étonnante qualité. Accompagné par les dessins d'Edith Henry, le lecteur découvre une part du mystère de la Boîte à Mots : comment devenir l'auteur d'une petite histoire d'amour, et ainsi dénouer un peu du chaos du monde.

Laurent Marty, ethnologue et consultant, nous raconte cette modeste aventure, en la resituant dans la dynamique des pratiques d'autorisation : dans un contexte marqué par le changement incessant, la complexité, la difficulté de "s'y retrouver", chacun est amené à construire soi-même une part importante de son existence. Par cet acte d'autorisation, nous refaisons le monde autour de soi, et cela génère une intelligence nouvelle, dont voici un bel exemple.                                   

                                                                                     (4ème de couverture)

Extrait de la préface de Marie DESPLECHIN:

La Boîte à mots met en jeu des liens fondamentaux autour d’une pratique ancienne. Mais tout est contemporain dans son fonctionnement, de son existence en réseau à sa pratique « artisanale », et à son recours politique aux engagements individuels. L’association répond à cette terreur moderne de vivre abandonné, oublié dans la masse humaine des villes. La Boîte à mots vous enseigne que le monde n’est pas aveugle et sourd. Ce que nous, Tom et Betty, savons d’expérience, eux, les enfants, ne le savent pas forcément. Que parmi les hommes et les femmes innombrables et anonymes, il en existe un ou une pour vous lire et vous répondre, sans rien exiger de vous en retour, peut implanter dans un être une dose d’espoir inestimable, et durable.

_____________________________________________________________________

(Laurent MARTY La Boîte à Mots, ateliers d'écriture épistolaire entre enfants et adultes. Préface de Marie Desplechin. L'Harmattan 2003)

Chef de projet de ma carrière

Pourquoi bloguez-vous?

Un blog, mon blog, pour la recherche d’emploi. Pour l’instant je ne suis pas tentée de parler des annonces auxquelles je réponds puisque le schéma se reproduit (pour moi et pour beaucoup) : Jussara_nunes2 pas de réponse ou des réponses automatiques : nous avons reçu votre CV, nous l'étudions, ou encore si vous ne recevez pas de réponse dans les 3 prochaines semaines nous garderons votre CV avec votre accord. Je raconterai lorsque autre chose que cela se passera.

Un blog pour parler de moi, de mon expérience professionnelle, de mes compétences, de mes envies. Pour parler d’une chose et d’autre, des sites vus, qui semblent marcher ou pas du tout, qui m’ont attiré, le buzz sur le net. Et d’autres sujets qu'apparaîtront au fil du temps.

Texte et photo extraits du Blog de Jussara Nunes (Brésil): http://jussara-nunes.blogspirit.com/

Yoko Tawada: sortez, allez en ville !

Yoko_tawada    « Dans les ateliers d'écriture où j'enseigne, les gens ont tendance à se lancer dans des récits autobiographiques. Et c'est ennuyeux et pauvre. Moi, je leur dis : "Sortez, allez en ville, lisez les publicités, les affiches, tout ce qui vous tombe sous les yeux. Vous allez trouver des phrases qui vous parleront. Notez-les. Elles vous racontent bien mieux que vos confessions." » !

Extrait du portrait dans Télérama 09.05. La photo provient du très beau site de Yoko Tawada.

Pourquoi bloguez-vous?

"Enfin venu le temps d'écrire! Depuis longtemps, je souhaitais publier «à compte d'auteur». Je me documentais. En 1995, j'ai publié un site internet avec des logiciels libres. Les fils de blogueurs se sont donc avérés naturellement, pour moi, des moyens élégants et puissants pour publier maintenant. …Dans ce blogue, je vise à améliorer mon style d'écriture. On me dit souvent «illisible», trop hermétique. Pour une doctorante, c'est un grave problème . À force d'écrire pour un lecteur connu ou anonyme, je devrais bien réussir à atteindre un niveau d'écriture qui permet le partage de connaissances."

Diane Mercier (Québec) : Professionnelle de l'information, elle rédige actuellement sa thèse de doctorat sur le transfert informel des connaissances tacites chez les gestionnaires municipaux en situation de coordination. Elle est aussi apicultrice.

Son blog : http://consultus.qc.ca/carnets/

Art de la conversation et "Plein de sens" sur France Inter

Bandeau1

Aux hasards de mes disponibilités cet été, j'ai écouté l'émission "Le plein de sens" animée sur France Inter entre midi et deux par Sylvie La Rocca. On parlait hier de l'usage des téléphones mobiles, un autre jour des souvenirs liés à la mer, des passions, de la peau, changer de vie, les parties du corps honnies et adorées… Tout cela accompagné d'enquêtes très vivantes, et de l'intervention d'un spécialiste. Pas de démagogie, pas d'hyper-théorisation. C'est du tout bon. Une émission qui se fait l'écho fidèle, vivant, (et agréable !) de la manière dont se travaille le sens dans les conversations ordinaires...

Image: Bandeau de la page de l'émission sur le site France Inter

Raconter et donner de la cohésion à la tribu (Pierre Sansot)

Pierre_sansot_1 «J'essaie de donner de la chair à la typologie universelle. Il y a des sociologues qui expliquent, et ils expliquent d'ailleurs assez mal, parce qu'ils ne prévoient pas. Pour moi, le sociologue est quel¬qu'un qui dit. C'est peut-être un rôle de prophète, mais pas de prophète militant. Il raconte et donne de la cohésion à la tribu, et la tribu rêve autour de ce qu'il dit. Lorsque le réel est vraiment réel, il devient image, il se dit, explose, se représente. Il y a une époque où l'on était vache avec la réa¬lité. On l'est moins. On ose rire, prendre du plaisir. Je suis perpétuellement dans l'émerveillement que les choses soient, et qu'elles soient tellement. On est au monde, mais on ne peut pas le prouver : tout vient de là ».

Cité par P. Kechichian dans Le Monde du 11.05.2005

Voir aussi un entretien "Comment on devient anthropologue du quotidien?"  La photo est extraite de ce site.