histoires anthropo-logiques

Les 1001 histoires que se racontent les hommes et les femmes , d’hier à aujourd’hui, ici et ailleurs. Blog-notes journal de terrain, pour le partage des connaissances

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  • Frédéric Clément carnet-clement

Avoir 20 ans dans les montagnes…

C'est un village de montagne. Les "jeunes" (entre 18 et 35 ans) qui participent à la séance de Formation-Développement habitent les différentes vallées des alentours, proches à vol d'oiseaux, mais distantes parfois d'une ou deux heures par la route. Ici, les occasions de se rencontrer sont rares, et appréciées. Les langues se délient à mesure que la soirée avance et que chacun commence à se sentir à l'aise. Cette Formation-Développement n'est pas centrée sur un projet, elle a plutôt une fonction exploratoire : l'objectif est de faire un tour d'horizon sur la situation des Czallier_janvier_071_2jeunes dans le pays, et de voir s'il est possible de monter un ou plusieurs projets. Assez rapidement, la conversation arrive sur les rapports entre "les jeunes" et les "aînés". Le ton est plutôt amer, non pas agressif, mais comme au regret de cette distance des "aînés" par rapport aux questionnements des jeunes. "Ils ne nous écoutent pas", "J'avais une proposition pour un aménagement sur la commune, ils ont fait tout simplement comme si je n'avais rien dit, comme si je n'existais pas. Ils ont peur des initiatives…".

Un grand gaillard, agriculteur de son état, 35 ans, prend la parole, tranquillement, souriant, racontant ses choix de vie qui ne sont que des demi-choix :

Quand on est agriculteur, c'est spécial, on est forcés de s'installer avec nos parents. Il y a aussi la peur d'aller ailleurs. Alors, on reste des enfants. Tant que tu n'as pas encore 50 ans et ouvert une boîte, tu n'es qu'un gamin. On respecte les aînés, mais quel poids! Je suis materné par ma mère comme si j'avais 10 ans. Ils ont peur d'être largués. Je ne regrette pas mon choix, parce que j'aime le pays et j'aime ce métier, mais il faut savoir en rire…

Le témoignage est émouvant, et les participants sont visiblement touchés par sa sincérité et sa justesse. Cela fait partie de ces moments magiques des formations quand la confiance est établie et que les gens se parlent, se parlent vraiment. Quelques soient les autres résultats de la formation, il restera toujours dans les mémoires la force de ce moment de rencontre, et la possibilité de le recréer.

Extrait de "De l'art de cultiver les projets".

03/07/2007 dans Auvergne-Massif Central, Cultures et média, Exclusion et inégalités, Famille et générations | Lien permanent

Cheyne, vingt ans après: «Est-ce que ça nous ressemble ?»

  Les éditions Cheyne présentées dans "Etre d'ici et du monde", font leur bilan à 20 ans dans leur ouvrage "Cheyne, vingt ans":

"Si ce livre peut être utile à quelques-uns — éditeurs qui se lancent ou étudiants que ça démange — c'est à la condition, nous a-t-il semblé, d'éviter résolument de donner l'image illusoire d'un parcours sans faux pas, sans hésitations, sans renoncements ni doutes. Et à propos de nos doutes justement, je crois intéressant de noter ici qu'à chacune de ces heures graves où quelque chose de déterminant a semblé se jouer dans la vie de Cheyne — poursuite ou abandon d'un gros projet, investissement lourd, par exemple — c'est moins nos savants calculs de gestion qui ont fait pencher la balance que la réponse toute intuitive à cette question, la seule finalement déterminante, et que Mellinette pose ainsi : «Est-ce que ça nous ressemble ?» Ou, pour dire autrement, comment évoluer tout en restant fidèles à nous-mêmes ?"

04/12/2006 dans Art de raconter-Storytelling, Auvergne-Massif Central, Cultures et média | Lien permanent

Terrorisme social, violence d'aujourd'hui

Curieux fait divers au centre de la France : un homme est accusé de sept braquages,Toile_daraigne_2  dans des casinos, agences bancaires, hôtels. Il prépare ses coups avec une précision militaire, c’est un ancien légionnaire, mais... il sème derrière lui comme le Petit Poucet des indices qui permettront de l’arrêter. Curieuse stratégie de l’araignée. Il se présente armé d’un Beretta (modèle alarme, mais bien dissuasif), sans cagoule, sans gants, et a même donné son n° de téléphone. Mieux encore, il a fait des confidences à certaines de ses victimes, racontant son histoire (la délinquance, la Légion, les braquages), expliquant qu’il fait cela pour subvenir aux besoins de sa femme et de sa petite fille.
Au procès, il déclare : «Il y a des terroristes religieux, moi je suis un terroriste social. On ne peut pas vivre dans un monde où la loi du plus fort règne».
Le phénomène du désespéré justicier n’est pas nouveau, mais on peut se demander si en l’absence de modes d’expression collectifs et régulés du mal-d’être et de la souffrance sociale, ce type d’engagement (et de prise de parole, puisque c'est aussi de cela qu'il s'agit) ne va pas s’amplifier, sous les mêmes formes violentes (contre «la société» et contre soi-même : voire les voitures brûlées dans les cités), appelant une répression accrue, qui elle-même débouchera sur une violence plus organisée...

23/09/2006 dans Analyses et synthèses, Auvergne-Massif Central, Exclusion et inégalités | Lien permanent | Commentaires (0)

Bob Dylan au Zénith de Clermont Ferrand

Bob_dylan_2 Il est debout derrière son clavier, se balançant parfois au rythme de la basse et de la batterie. Il a le regard baissé sur ses doigts dont on n’entend pas bien ce qu’ils jouent, et les quatre musiciens, de bons pros, l’entourent.
Ce qui m’a frappé c’est qu’aucune des cinq personnes présentes sur la scène ne regarde le public. Dylan semble non pas détaché, mais concentré sur son monde, et les quatre musiciens  ont le regard rivé sur lui, comme pour guetter un signe du vieux maître, ou comme s’ils craignaient de lui quelque colère.
Après une courte pause en fin de concert, Dylan entame « Like a rolling stone ». C’est l’ovation, des spectateurs descendent des gradins et se massent devant la scène espérant un moment d’émotion et de communion. Dylan a brièvement levé les yeux avant de les ramener à ses doigts sur le clavier, c’est le seul moment je crois où il a regardé les quelques 6000 personnes présentes. Pas un mot à leur intention, sauf pour présenter les musiciens.
Les mélodies ont été passées à la moulinette pour produire une sorte de roulement continu qui fait penser au rythme répétitif d’un train lancé sur ses rails. J’essaye de reconnaître les chansons d’origine : Maggie’s farm, Mister tambourine man, Ramona (sur un beau rythme valsé, mais j’ai regretté la mélodie d’origine), Masters of war, Love minus zero… Souvenirs et émotions affleurent, mais le train est passé, Dylan ne fera pas de rappel, et les accompagnateurs se précipitent pour démonter le matériel.
Reste sur le chemin du retour une question : pourquoi Dylan continue-t-il à tourner, sans fin, sur un rythme de plus en plus monotone et désincarné ?
Mais « Like a rolling stone », écrit en 1963, de toute évidence parle encore et toujours en ce début de 21ème siècle, peut-être plus que jamais :

"How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?"

A cette époque, Dylan a frôlé le ciel et maintenant il tourne toujours, loin dans la nuit*.
Peu importe après tout si l’étoile est lointaine, le contact est là, sa lumière est présente. Blowin’ in the wind.

* La plus belle production de Dylan ces dernières années est son autobiographie intitulée « Chroniques », où l’on voit qu’il est aussi un grand écrivain. A lire aussi de Greil Marcus : « Like a rolling stone ». Deux excellents livres pour mieux entendre l’apport de l’immense Bob.

Cette note a été publiée dans Agoravox

Autres notes sur Bob Dylan : >> De l'intérieur vers l'extérieur... / >>"Like a rolling stone"… de l'errance à la co-errance / >>Une épopée de notre époque  / >>Zygmunt Bauman et la "modernité liquide".

07/07/2006 dans Auvergne-Massif Central, Cultures et média | Lien permanent | Commentaires (0)

Mémoire du travail, souvenirs d'usine: visite à Pont Salomon

Que faire de son passé industriel, et en particulier des friches qui en restent? La réponse apportée par les gens de Pont Salomon, en Haute-Loire, mérite une attention particulière. Lorsque que je les ai rencontrés à l'occasion d'une enquête sur la Formation Développement, ils m'ont expliqué comment ils comptaient transformer ce qui risquait d'être une pesanteur (culturelle et financière) en un facteur de développement financier et... culturel, au sens d'un apport de dynamisme et de cohésion. Quelques années plus tard, le pari est, semble-t-il, réussi.

"Venant des campagnes du Velay, la vue de ces cités ouvrières accrochées aux flans Muse_faux_pont_salomon_ouvriers de la vallée surprend. Pont Salomon, bourg de 1700 habitants ressemble plutôt à sa voisine industrielle Firminy ou aux bourgs industriels du Nord de la France. Mais le plus surprenant est que ce passé industriel vit encore sous nos yeux. Lourdes machines rythmant comme un cœur monstrueux toute la vie d'un pays. Bruits sourds cachés derrière les murs où tant d'heures d'effort et tant d'histoires ont été vécues dans le huis clos du contact entre l'acier et les hommes. L'imagerie mythique du travail industriel est là bien vivante. M. Henry, directeur de l'usine, me fait traverser les salles dont la majeure partie aujourd'hui sert au stockage. Le bruit se rapproche et l'on sent maintenant les vibrations. Nous entrons dans une vaste salle sombre, la bête est là : un énorme marteau bat les lames chauffées à blanc que manipule un ouvrier expert. Le "martinet"  frappe ses coups répétés et la lame sort forgée. Quand les yeux s'habituent à l'ombre, on peut remonter à la source de ce mouvement puissant : un énorme tuyau capte l'eau de la Sélène et alimente en énergie le martinet."

                     >> Lire la suite

Extrait de "De l'art de cultiver les projets". Image extraite du beau site du musée de la Faux à Pont Salomon

24/04/2006 dans Auvergne-Massif Central | Lien permanent

La Success Story des French start-up du e-learning

Elearning_1 Le progrès de la science et de la technique avance par vagues, des grosses, des petites, en un singulier spectacle où se mêlent le miracle et le mirage. Nous sommes aujourd'hui habitués à ces transformations incessantes. Certaines avancées produisent de véritables révolutions, comme l'invention de l'ordinateur personnel à la fin des années 1970. D'autres sont de simples réaménagements de ce qui existe déjà. Le temps et la sagesse pratique des utilisateurs font la part de ce qui mérite d'être retenu et de ce qui ira au musée des modes anciennes. Le e-learning se situe à peu près à cette croisée des chemins. Certains annoncent une révolution qui va bouleverser la manière de transmettre les connaissances, d'autres estiment au contraire que le e-learning n'a pas véritablement d'avenir. En Auvergne, un laboratoire poursuit tranquillement ses expériences.

Avant de pousser la porte d'une antenne de formation à distance, entendons-nous sur les mots. Le e-learning, c'est une constellation de pratiques qui ont en commun de réaliser de la formation en utilisant peu ou prou les réseaux informatiques. J'utilise pour cette entrée en matières le terme e-learning pour replacer notre formation à distance  à la fois dans son contexte international et dans sa dimension symbolique. L'usage d'un terme anglo-américain a-t-il un effet sur nos compatriotes généralement soucieux de l'exception française? Nos cousins Québecois ne s'y sont pas trompés :
La Success Story des French start-up du e-learning ne serait pas qu'une question de management, écrit un chroniqueur de la Belle Province* . En effet, il semble que les buzzword du e-learning, blended-learning et e-teaching font du concept mapping dans les esprits des français. Dans la francophonie worldwide, Maroc inclus, on assiste au show des Virtual campus et du Online support. Les marketing pitch du BtoC, BtoB et softskills préparent le terrain. Ground zero pour le français?
Et notre chroniqueur d'énoncer une longue liste d'entreprises francophones de formation à distance habillées de noms "in".
La formation ayant recours à Internet s'est déjà donnée une image de marque. De même que porter des Nike n'est pas la même chose que porter des tennis, de même, le e-learning n'est pas la même chose que la formation à distance en milieu rural. Loin de moi l'idée de montrer l'attachement à une symbolique comme une faiblesse, cela fait partie des "invariants humains" chers à l'ethnologie. Au contraire, l'objet de ces quelques pages est de montrer comment cette expérience de la formation à distance, bien qu'étant simplement française et auvergnate, a droit à une place honorable dans les représentations que nous nous faisons des mutations générées par la confluence entre NTIC et enseignement.
*Denys Lamontagne - Thot/Cursus 16-10-2001 -

Extrait de "E-learning, le laboratoire Auvergnat" LM 2002. Image: softwaremag

17/04/2006 dans Auvergne-Massif Central, Sciences techniques TIC | Lien permanent

Souvenir de la mordernité

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02/04/2006 dans Auvergne-Massif Central | Lien permanent

Changer de vie, s'installer en Auvergne

La Région Auvergne avait ouvert un site: "Bienvenue en Auvergne", devenu aujourd'hui Auvergne life TV. Quelques extraits:

"Changer de vie : qui n’en a pas rêvé, au moins une fois ? Changer de lieu d’habitation, de travail, d’environnement… Certains ont franchi le pas et ont choisi l’Auvergne comme terre d’attache. Reprise de commerce en milieu rural, création de nouvelles activités : ils ont réussi et témoignent aujourd’hui de leur parcours qui les a conduit vers une nouvelle vie… qu’ils ne changeraient pour rien au monde !



A l’épicerie Tirangeoise
Originaires du Bas-Rhin, Philippe Duvet, ingénieur, et Aïcha Rennane, secrétaire comptable, décident il y a deux ans de changer de vie. Ils reprennent alors une épicerie à Tiranges, petit village rural de la Haute-Loire. Pendant qu’Aïcha tient le magasin, Philippe sillonne les routes pour alimenter les communes avoisinantes, renouant ainsi avec les traditionnelles « tournées ». Après deux ans d’exercice, le chiffre d’affaires a atteint les objectifs de démarrage fixés. Mais pour ses propriétaires, l’épicerie est également un lien social. Ils s’impliquent donc dans des événements d’animation, tel que le Trail Tiranges Tour, course pédestre régionale. Philippe et Aïcha sont aujourd’hui satisfaits : « Le contact avec la clientèle, l’envie de travailler à la campagne, la qualité de vie, sont autant d’éléments qui nous ont conduit à ce choix que nous ne regrettons pas ».
Contact : 04 71 61 37 18

Les Pissoux
En 2003, Laurent et Frédérique Monnet viennent faire leur marché à la Foire à l’installation de Limoges. Lui, est commercial et elle, architecte de formation, garde des enfants. Ils rencontrent sur place Fabiola Govare, responsable de la cellule accueil de la commune de Cunlhat, dans le Puy-de-Dôme, et son maire, Jean Bernard. Et tout s’enchaîne très vite. Laurent et Frédérique acquièrent un terrain situé en zone touristique et, dès 2004, ouvrent un restaurant baptisé « Les Pissoux ». Mais leur projet ne s’arrête pas là : l’étape suivante est la création d’un parc résidentiel de loisirs, avec de petites habitations originales et légères telles que des yourtes, dans la partie prairie, des cabanes, dans la partie boisée. Les premières constructions devraient voir le jour l’année prochaine. Pas étonnant que la commune de Cunlhat ait reçu un trophée de l’accueil au cours de la Foire à l’installation 2003 !
Contact : 04 73 72 36 32

Net Truck
« Je voulais revenir vivre dans le Cantal, dont je suis originaire et je me suis posé la question de savoir comment concilier cette envie et mon métier de vendeur de poids lourds » explique Géraud Lacoste, installé aujourd’hui dans le village d’entreprises d’Aurillac. C’est en effet ainsi qu’est née Net Truck, en avril 2002, une société qui vend sur la toile des poids lourds et des véhicules utilitaires d’occasion. Un site d’annonces qui se veut le plus simple possible d’utilisation, mis à jour de façon permanente, avec une information la plus exhaustive possible sur chaque matériel proposé. Le site se rémunère sur les dépôts d’annonces. Durant la deuxième année d’exercice, net-truck.com a atteint l’équilibre et compte bien continuer à se développer en investissant sur le référencement et la communication. Aujourd’hui, il concerne 300 véhicules, a été consulté par 33 000 visiteurs, issus de 105 pays, à raison de 45 000 fiches par mois.
Contact :
www.net-truck.com"

07/01/2006 dans Auvergne-Massif Central, Territoires, environnement | Lien permanent

Pourquoi entreprendre dans le Massif Central ?

- Ne le répétez pas, mais il n'y a aucune bonne raison de venir créer une entreprise ici ! m'a dit ce directeur de PME "high tech" en montrant les prairies et forêts qui se déroulent devant son bureau. 

La demande pour quitter la ville et venir s'installer en régions rurales s'est beaucoup développée ces 10 dernières années. Aussi la question posée aux "entreprenants" du Massif Central est plus que jamais d'actualité : "Quelles ont été vos motivations pour venir vous installer, ou pour maintenir votre activité dans le Massif Central?". Cette question, je suis allé la poser à 70 acteurs un peu partout dans le vieux massif. (voir "Etre d'ici et du monde"). J'ai rencontré Jean François Manier, qui a fondé Cheyne éditeur au Chambon sur Lignon, et dévoile un peu de sa philosophie. Ommerin qui a repris et modernisé la tradition de la tresse dans la région d'Ambert, Ratier à Figeac qui soutient le tissu économique local, Le Vallon du Villaret en Lozère, étonnant musée – parc d'attraction inventé par un "néo-rural". Et puis Valadier à Laguiole, qui me fit entendre qu'on a toujours le choix entre culture du handicap, et culture de l'autorisation. 
>> Conclusions…

21/12/2005 dans Auvergne-Massif Central | Lien permanent

S'autoriser rapproche du monde

Conclusion de l'enquête "Entreprendre dans le Massif Central" : "Il existe bien une spécificité de l'entreprise du Massif Central, due au fait que l'écart entre l'ici et le monde est plus marqué qu'ailleurs. Nous avons cherché à apprécier, sans l'exagérer ni le minimiser, cet écart et les qualités qu'il génère. Paradoxalement, plutôt que d'isoler le Massif Central, il le rapproche des autres territoires du monde qui ne sont pas au centre des carrefours des grands flux de l'économie mondiale. Tous ces territoires ont un point commun : ils sont dans l'effervescence d'inventer des modes de développement qui leur sont propres, et la principale ressource est de puiser en eux-mêmes, dans leurs atouts spécifiques, l'énergie qui leur permettra d'exister. C'est en ce sens que nous disons que l'entreprise du Massif Central est spécifique, et que cette spécificité est une ouverture sur le monde. "
Trois valeurs fortes ressortent dans les motivations des "entreprenants" rencontrés :  Etre d'ici et du monde, faire avec et enfin, s'autoriser.
En même temps, c'est une réflexion sur le mot entreprendre et ses évolutions actuelles, et sur la curieuse position de la culture française à l'égard des entreprises.

Extrait de la conclusion de "Etre d'ici et du monde"

21/12/2005 dans Auvergne-Massif Central | Lien permanent

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