histoires anthropo-logiques

Les 1001 histoires que se racontent les hommes et les femmes , d’hier à aujourd’hui, ici et ailleurs. Blog-notes journal de terrain, pour le partage des connaissances

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  • Frédéric Clément carnet-clement

Arrietty, un conte moderne entre Japon et Bretagne...

  

Arrietty et le petit monde des chapardeurs, film d'animation réalisé par Hiromasa Yonebayashi en 2010. Il y a ce jeune garçon qui va être opéré du cœur, mais sa mère est trop prise par son travail pour pouvoir être présente. Et le monde des petits humains en voie de disparition, le tout dans une nature radieuse, aux couleurs luxuriantes. Un très beau conte moderne. La musique qui porte le film a des sonorités qui ne nous sont pas inconnues, cela aussi ressemble à un conte de fée, vécu par une jeune musicienne bretonne:  "« C'était un geste de fan et rien de plus ! » Lorsque, début 2009, Cécile Corbel envoie un exemplaire de son album autoproduit, Songbook vol. 2, au Studio Ghibli, elle n'attend pas de réponse. Comme beaucoup de trentenaires, cette chanteuse et harpiste bretonne a grandi avec les films de Miyazaki et de Takahata. La jeune femme à la longue chevelure rousse qui semble échappée d'une enluminure médiévale veut juste témoigner son affection et son admiration aux maîtres japonais de l'animation. A dix mille kilomètres de là, son CD a trouvé l'oreille de Toshio Suzuki. Le tout-puissant producteur du Studio Ghibli, qui cherchait justement un univers musical pour son prochain film, Arrietty, le petit monde des chapardeurs, est tombé sous le charme de la voix suave, de la harpe celtique et des mélodies rêveuses de Cécile Corbel." (Télérama 18.1.2011)

 

28/12/2011 dans Art de raconter-Storytelling, Cultures et média, Famille et générations, Monde, Musique, Territoires, environnement | Lien permanent | Commentaires (0)

Lortat Jacob: l'ethnologue, le quotidien et l'exotisme

"Rien de plus banal que la vie d'ici ; rien de plus insignifiant que les paroles de tous les B_lortat_jacob jours, dites d'une voix tranquille et douce qui transforme le silence en murmures. Rien de plus facile à déchiffrer et de plus commun que ces grandes peines et ces petites joies sur le visage de chacun. Ne suis-je pas en train de les vivre à mon tour ?
Le quotidien non seulement dissout l'exotisme, mais sape les fondements du travail ethnologique qui, de façon obsessionnelle s'évertue à dégager les différences. A entendre les ethnologues, l'humanité se composerait d'espèces incomparables. Certes, les particularités culturelles existent, mais sans doute moins que les revendications politiques auxquelles elles servent d'arguments. D'ici, je ressens comme vulgaire ce "droit à la différence" dont parlent si facilement les pays riches. A Qalinext, ce droit n'existe pas ; la seule morale que l'on se donne touche au "non-droit à l'indifférence", ce qui est plus simple et plus sain. Quant à la Culture, je la vois pour l'instant comme un système de conventions qui permettent de vivre, et de petits stratagèmes qui servent aux hommes à masquer leur détresse.

... Les habits de fête colorés tranchaient avec la monotonie habituelle. La fête consiste bien sûr à interrompre le cours de la vie quotidienne, mais surtout à éviter systématiquement ce qui pourrait l'évoquer. La musique sert en principe à cela, comme la dans et le choix des couleurs : dans les habits de fête, il n'y a aucun marron ni brun qui pourrait rappeler la terre de tous les jours, mais du rouge vif que la nature n'a pas dans sa palette et du bleu indigo que même le ciel ne peut reproduire."

Bernard Lortat Jacob, Indiens chanteurs de la Sierra Madre - L'oreille de l'ethnologue

19/11/2011 dans Analyses et synthèses, Art de raconter-Storytelling, Cultures et média, Monde, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Lumières berbères

  

Hindi Zahra est une chanteuse marocaine née en 1979 à Khouribga au Maroc et vivant en France depuis 1993. Elle chante en anglais et en berbère.

05/11/2011 dans Art de raconter-Storytelling, Cultures et média, Monde, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

This land is your land

Woody_guthrie_1

Je hais une chanson qui vous fait croire que vous êtes

né pour perdre.

                               

                                                                                                  Woody Guthrie

03/11/2011 dans Art de raconter-Storytelling, Bien-être, Exclusion et inégalités, Monde, Musique, Spiritualités, religions, morales | Lien permanent | Commentaires (0)

Quelque chose est en train de se passer...

Bob_dylan"Because something is happening here

But you don't know what it is

Do you, Mister Jones?"

                                        Ballad of a Thin Man, by Bob Dylan

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19/06/2011 dans Analyses et synthèses, Art de raconter-Storytelling, Cultures et média, Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Transcendance, par Prévert

Jacques-PREVERT

 

Il y a des gens qui dansent sans entrer en transe et il y en a d’autres qui entrent en transe sans danser. Ce phénomène s’appelle la Transcendance et dans nos régions il est fort apprécié.


                 Jacques Prévert, Spectacle

16/05/2011 dans Analyses et synthèses, Art de raconter-Storytelling, Bien-être, Musique, Spiritualités, religions, morales | Lien permanent | Commentaires (0)

Le téléphone portable, objet rituel, objet … sacré

Une-ado-a-l-ecoute-de-son-portable_321 On a pu présenter le téléphone portable comme un objet transitionnel . L'objet transitionnel selon Winnicott  aide au passage à un moment très intense de l'existence: le tout petit enfant commence à se séparer de sa mère et cet objet doux (le doudou), co-création entre la mère et l'enfant, va lui permettre de le faire avec moins d'angoisse.

Le téléphone portable est devenu un objet rituel dans le passage de l'enfance à l'âge adulte; qu'est-ce qui se joue de si fort, que l'on puisse parler de rituel?

"…Tous les petits signes comme le droit de choisir ses vêtements, ses actiChapeletvités extrascolaires ou celui de sortir le samedi après-midi avec des amis sont très valorisants. À l'heure où l'autonomie est devenue une nouvelle forme de  gouvernance de soi, ils confèrent aux adolescents le sentiment de prendre possession de leur vie, de s'éloigner de l'enfance, pour s'affirmer comme des individus singuliers et différents de leurs parents. Ce n'est qu'à la lumière de cette tension entre la forte autonomie à laquelle les plus jeunes aspirent et la marge qui leur est effectivement concédée que peut se comprendre le fort succès du téléphone portable et d'internet, et surtout les enjeux identitaires auxquels ils sont associés. En effet, ces outils permettent aux adolescents d'entrer en communication avec leurs pairs grâce à des repères communs et de mettre à distance leurs parents".  Céline Metton

Objet qui met en scène et facilite la métamorphose, on comprend pourquoi pour le jeune, cet objet est... sacré.

Citation de Céline Metton extraite de la revue "Ethnologie française" consacrée aux nouvelles adolescences.

07/02/2010 dans Analyses et synthèses, Bien-être, Cultures et média, Famille et générations, Musique, Spiritualités, religions, morales | Lien permanent

Téléphone portable: la nouvelle autonomie de nos adolescents

Jusqu'ici, on parlait de "voisinage médiatique": à côté de nous, juste là, arrivaient dans nos vie la radio, la télé (noir et blanc puis couleur), les "tourne disque" puis les walkman. Voisins de plus en plus envahissants, présence de plus en plus proche… Aujourd'hui, ils sont toute la jourTelephone-portable2née dans la poche de nos chers enfants, dans leur lit le soir, à côté de la douche dans la salle de bain: avec les téléphones portables ils écoutent la radio, les musiques, visionnent des vidéos, photographient, créent de petites vidéos… Et aussi ils téléphonent. Pas longtemps parce que les forfaits sont chers, c'est surtout par sms qu'ils communiquent… Et on se rend compte qu'ils sont là, nos enfants, mais qu'en même temps ils sont ailleurs, dans un territoire qui échappe quasi complètement à notre connaissance.
Les relations parents –enfants, la vie de la famille, du coup changent singulièrement, avec l'arrivée chez nous (chez eux) de ce petit joyau de la technologie moderne.

Que peut la socio-anthropologie? Olivier Galland (auteur du "Sociologie de la jeunesse" de la collection U) explique pourquoi les anthropologues sont sollicités sur ces questions:

"L’apparition du thème de l’adolescence dans de récents travaux anthropologiques et sociologiques n’est évidemment pas fortuite. Pendant longtemps, le traitement de cette question est resté le monopole des médecins, des psychiatres ou des psychologues. L’adolescence était alors conçue comme un moment de « crise » dont les fondements étaient physiologiques (la maturation sexuelle) et psychologiques (….) Cependant, la sociologie et l’anthropologie du monde contemporain ont repris la question à nouveaux frais. La raison de ce regain d’intérêt est sans doute que l’adolescence se distingue de plus en plus nettement, sur les plans sociologique et culturel, des âges qui l’encadrent : l’enfance et la jeunesse plus avancée. L’enfant demeure sous la dépendance des parents presque complète, qu’elle soit psychologique, affective ou matérielle. Le jeune adulte expérimente des formes de semi-indépendance, alliant une grande autonomie de la vie personnelle et des attributs incomplets de l’indépendance économique (par exemple, un logement autonome mais des revenus insuffisants pour être totalement indépendant). La particularité de l’adolescence moderne serait de conjuguer une forte autonomie (notamment dans la gestion des relations amicales et de l’emploi du temps) avec le maintien, inévitable à cet âge de la vie, d’une totale dépendance matérielle à l’égard des parents. C’est peut-être cette autonomie sans indépendance, comme l’a bien montré François de Singly [2006], qui caractérise aujourd’hui l’adolescence.
Ce texte est extrait du très bon n° de la revue "Ethnologie française" consacrée aux nouvelles adolescences. On y trouve un important article de Céline Metton sur l'autonomie relationnelle liée au SMS et "chat".

05/02/2010 dans Analyses et synthèses, Cultures et média, Famille et générations, Musique, Sciences techniques TIC | Lien permanent

Will.I.Am et l'intelligence interactive

Will.I.Am, en plus d'être une star du rap joyeux, est connu pour son usage avisé des ressources du web. En 2008 il avait mis en ligne sur Dipdive un clip sur l'air de Yes we can! En 2009, il fait l'événement surprise lors de son passage au "Oprah Winfrey Show": 20000 spectateurs dansent sur sa musique une chorégraphie apprise via le site communautaire Dipdive.

> Voir aussi la chanson comme hypertexte, supra-langage

28/01/2010 dans Art de raconter-Storytelling, Monde, Musique | Lien permanent

Le "Yes we can" du rappeur Will.I.am

Clip réalisé par Jesse Dylan (le fils de...)

28/01/2010 dans Art de raconter-Storytelling, Monde, Musique, Spiritualités, religions, morales | Lien permanent

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