Témoignages anthropo-logiques

Mettre en récit l'expérience vécue pour mieux la partager.

Catégories

  • Accueil
  • Chanter pour survivre
  • De l'art de cultiver les projets
  • Etre d'ici et du monde
  • La Boîte à Mots
  • La vie quotidienne des élus
  • Le métier d'adulte n'est plus ce qu'il était
  • Le métier d'ethnologue
  • Mes citations favorites
  • Textes divers

À propos de l'auteur

Abonnez-vous à ce blog (XML)

Visite en images

  • Frédéric Clément carnet-clement

Histoire orale et identité territoriale

Chanter pour survivre,

Culture ouvrière, travail et technique dans le textile, 1850 - 1914 Chanter pour survivre

Préface de Madeleine Reberioux,

L’Harmattan, Paris 1996 (2ème éd)

  A l'origine de ce livre, un mémoire que j'avais fait sous la direction de Marcel Gillet, pionnier de "l'histoire orale" fondée sur les récits de témoins. On me demanda ensuite de réaliser une étude sur la place de la culture du travail textile dans l'identité régionale du Nord, en collaboration avec une association – cette démarche de "recherche impliquée", initiée par le Ministère de la Culture, s'inspirait des idées de Michel de Certeau, auteur de "L'invention du quotidien". La publication de "Chanter pour survivre" fut accompagnée d'une tournée avec la troupe Péterinck qui interprétait les chansons en patois, et d'une exposition présentée dans la région Nord Pas de Calais. Madeleine Rébérioux, historienne spécialiste des cultures ouvrières, eut l'amabilité de rédiger une préface. Les Annales ESC, revue de référence en histoire, firent un bon compte-rendu du livre. Bruno Bettelheim à qui je fis lire le livre m'écrivit un commentaire fort avisé sur les différents usages que l'on peut faire de la chanson, prenant l'exemple des camps de concentration. Une critique: une revue américaine trouvait que je déviais par rapport à la conception marxiste de la classe ouvrière; j'écrivais en effet dans "Chanter pour survivre" que les ouvriers n'adhéraient pas massivement au parti de l'époque, que leur culture était ailleurs, plus diversifiée, à la fois conservatrice et solidaire et ouverte .
Je décrivais cette culture comme une sorte d'hypertexte, un supralangage  fondé sur l'oral (et le patois), véhiculé entre autres par la chanson, et génératrice d'une cohérence globale par delà le foisonnement de ses sources.

04 juillet 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Souvenirs de chansons, témoignages d'une époque lointaine

La petite dame assise en face de moi parle de cette époque lointaine avec une voix fluette et un beau sourire. Elle aura bientôt cent ans au moment de notre rencontre, ce qui veut dire qu'elle est née en 1879 ; elle conserve des souvenirs très précis de la vie à Roubaix jusque vers 1850, transmis par sa mère. Une vie entière passée à l'usine, de mère en fille.

Elle parle de la chaleur et de l'humidité dans les salles des filatures, du bruit… mais ce n'est pas cette mémoire du travail qui lui revient le plus aisément. Sans que je lui pose la question, elle commence bientôt à raconter les sociétés, le carnaval, et bientôt lui reviennent… quelques airs de chanson. Son visage s'éclaire, son sourire devient radieux. Le ton de l'entretien devient enjoué, et je suis stupéfait de découvrir que la mémoire que la vieille dame conserve de la révolution industrielle est joyeuse ! Les larmes lui viennent quand elle me parle de sa mère qui s'abîmait les yeux en travaillant à la lumière du quinquet, et du feu dans les tissus qui incendia tout l'atelier dans les années 1850. Les journées de travail étaient alors de 14 heures, les accidents de travail, la misère le soir à la maison, la lessive dans le peu de temps de repos, la fin de vie dans la misère! Rappelons également que les enfants étaient au travail à l'âge de 5-6 ans (ce n'est qu'à la fin du 19ème siècle que la loi interdira le travail avant 11-13 ans). Comment pouvait-on garder de cette époque un souvenir heureux? La raison de ce mystère, je la découvre à mesure qu'elle me raconte la vie de la communauté ouvrière, ce monde d'hier où l'on chantait, malgré tout.
Car on chantait à Roubaix. Des années 1900, la mémoire collective  conserve l'image de la capitale de la laine à son apogée industrielle. La ville alors était hérissée de hautes cheminées crachant des nuages de suie. De la rue le passant entendait les bruits des fabriques - vacarme des rouages, grondement des chaudières, claquement des navettes. Gros bourg de 8000 habitants en 1800, Roubaix en comptait 140 000 en 1900 ; on l'appelait "la ville américaine" en comparaison avec les villes-champignon du nouveau continent jaillissant à mesure que déferlait la révolution industrielle. 50000 ouvriers travaillent dans les châteaux de l'industrie , pour une bonne part issus des campagnes voisines (françaises ou belges) dont ils ont fuit la misère.
…Et l'on chantait à Roubaix, en tous lieux et en toutes occasions!

Extrait de Chanter pour survivre

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

La chanson et son contexte : au cabaret et au coin de la rue…

La principale trace qui nous reste des chansons de l'époque, ce sont des centaines de textes imprimés sur une feuille volante. Elles sont publiées pour la plupart à l'occasion des grandes sorties des sociétés : carnaval et mi-carême, fêtes de quartier. Les tirages varient entre 500 et 5 000, ce qui est important dans un cadre géographique si restreint. En dehors de ces occasions, la diffusion dans la rue est en principe interdite. Elles sont également disponibles au cabaret, siège de la société, notamment lorsqu'elles n'ont pas obtenu l'accord du Maire pour la diffusion sur la voie publique (par exemple, une chanson de Louis CATRICE contre la hausse du charbon). Rares sont les chansonniers qui ont rassemblé leurs œuvres en recueil comme Victor CAPART.
Ces feuilles ne sont pas distribuées comme des tracts, elles sont vendues : au profit de la société pour remplir sa caisse, au profit d'actions de charité (“ Secourons la misère ”, de Louis PONTIER vendue au bénéfice d'une femme aveugle et septuagénaire), ou encore “ au profit de la propagande du Parti Ouvrier ”.
Les passants les achètent, pour pouvoir les reprendre en chœur :

“ Pour vous m'faire plaigi, acatez tersfu m'chansonnette et aprinte l'histoire / Pour un sou, vous pouvez l'savoir / vous verrez bonn' gens, / q'vous in s'ré contint /d' l'avoir acaté/ comm' nous aute vous porez I' chanté ”.
(Pour me faire plaisir, achetez tous ma chansonnette/ et apprendre l'histoire/ pour un sou, vous pouvez la savoir/ vous verrez, bonnes gens/ que vous en serez contents/ de l'avoir achetée/ comme nous, vous pourrez la chanter)
“ Une femme qui aime la goutte ”. Arthur BALOT 1896.

>> Voir "Le cabaret, là où naissent les chansons"

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Louis Catrice, chansonnier

Louis Catrice est le plus populaire des chansonniers de Roubaix. II a laissé plus de 200 chansons. A l'époque, il ne s'était pas soucié de les publier, car la chanson vivait et se transmettait oralement ; ce n'est que lorsque la chanson et le mode de vie qui l'accompagnait déclineront que l'on commencera vraiment à les “ fixer ” dans des livres. Louis Catrice, donc, est né en 1850. La chanson, il l'a entendue d'abord chez lui ; son père était tisserand à domicile et chantait en travaillant. Par la suite, Louis Catrice fréquente assidûment les cabarets, qui seront sa seconde école d'apprentissage de la chanson.
Après un passage mouvementé à l'usine, Catrice ne tarde pas à ouvrir son propre bistrot. Là, il écrit ses chansons, seul ou avec des amis, le plus souvent sur des airs connus de tous, parfois sur des airs originaux faciles à reprendre. Son inspiration se replace dans la lignée des chansonniers populaires dans sa chanson “ Salut à Brûle-Majon ”, (Salut à Brûle-Maison) il se considère (avec les autres chansonniers) comme fils de Desrousseaux et petit-fils de Brûle-Maison :

“ J'vas vous parler du fameux Brûle-Majon...
Sin nom n'sera jamais perdu,
Salut ! à mon grand-père,
Pusque nous n'sommes que des nouveaux,
Tchand j'dis grand-père, faut que j'm'esplique,
Mais in langache poétique,
Ch'est li qu'est l'père de Desrousseaux”.

(Le "patois", issu de la vieille langue picarde, est la langue naturelle de l'ouvrier . Parler patois, c'est s'affirmer comme ouvrier. Le chansonnier Louis CATRICE, dans une chanson, se fait cafetier-coiffeur : “ Dins min salon, in parlera patos, Comm'cha l'ouvri pora parler à s'n'aiche ”. Dans mon salon, on parlera patois, Comme ça, l'ouvrier pourra parler à son aise.)

>>Voir aussi "La chanson qui guérit. Un témoignage sur Louis Catrice"

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

La chanson qui guérit. Témoignage

Un témoin de l'époque raconte :

"On est en société et on bavarde : à propos d'un mot, Catrice s'écrie : “ Je ferais bien quelque chose ! ” et le voilà lancé. En train de s'amuser, il quittait brusquement le café, grimpait l'escalier, s'allongeait sur son lit et les yeux clos ou fixés au plafond, composait et rimait. Il descendait au bout d'un moment, la chanson presque faite."

S'il fallait donner quelques comparaisons, on pourrait dure que Catrice a l'humanité d'un Georges Brassens ou d'un Pierre Perret, doublé d'un talent de chansonnier plus directement politique, sans tomber pour autant dans la propagande. La compassion pour ses amis du Roubaix ouvrier et la colère contre l'injustice ne lui font pas perdre l'humour. Ecoutez-le téléphoner au Bon Dieu :

Tu me pardonneras, Henri, si te tutoie ;
C'est pas d'ma faute si je n'sais pas l'français...
..J'suis bien content qu't'as monté l'téléphone
Pour que je puisse m'expliquer avec toi
Car les ouvriers ils ne croient plus personne
Excepté moi, et les faibles d'esprit

Ouais, j'crois à toi, Maître de la nature
Toi qui es partout même à la commodité;
Donne aux ouvriers des grosses pommes de terre
à la p'lure
A ceux qui n'travaillent pas, du bon vin, du poulet

Le témoignage qui suit nous donne, à travers la personnalité de Catrice, une idée du rapport qui existe entre la chanson et la population roubaisienne :

"Cette verve infatigable qui était dans la diversité des circonstances comme la menue monnaie de sa nature cordiale en faisait un "guérisseur". Il guérissait comme les sorciers, les saints, les fontaines miraculeuses en exerçant sur les pauvres systèmes nerveux de ses chers malades une action complexe dont nous n'essaierons pas de démêler les éléments, mais dont tout le monde a pu constater les effets. Il survenait avec un bon sourire, les mains tendues ; puis c'était une caresse de paroles, dont il avait le secret et qui mettait en déroute les humeurs les plus noires, les neurasthénies les plus opiniâtres ; une amusante histoire, un couplet appliqué comme un irrésistible dictame sur la partie atteinte, et voilà le malade qui rit de sa maladie désarmée. "

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Ce que dit la chanson: chronique et hypertexte avant l'heure

La chanson est tour à tour chronique de la vie quotidienne, fable en forme de morale, publicité pour un cabaret, œuvre de charité, outil de propagande politique ou simple divertissement - elle est un journal chanté, une sorte de supra-langage, hypertexte avant l'heure, de la communauté ouvrière. Un sens commun, une culture fondée sur un territoire d'expérience partagée. Née dans les lieux où vit l'ouvrier, elle y est reprise en écho, elle passe au-dessus des toits des courées et unit les milliers d'ouvriers dans l'expression et le divertissement, comme le travail les unit dans l'étouffement, la fatigue et la misère.

La chanson se fait le véhicule des valeurs de la communauté ouvrière. Louis Catrice et un certain nombre de chansonniers se font les porte-parole des idées socialistes, un peu comme les chanteurs d'aujourd'hui défendent des causes contemporaines (solidarité avec les exclus, restos du cœur, lutte contre le Sida).
A côté du fonds humaniste que nous venons de voir, signalons également chez certains chansonniers (dont Catrice ne faisait pas partie) une nette dévalorisation des immigrés belges, pouvant aller jusqu'aux déclarations de haine violentes. Les belges sont très nombreux à l'époque – entre 1866 et 1891, Roubaix est une ville belge, puisque plus de 50% de sa population est de nationalité belge! Dans le même ordre d'idées, parlons aussi du vigoureux mépris pour la femme. Une des chansons a pour thème “ les filles d'à c't'heure ” qui suivent la mode, et sont assimilées aux prostituées...

> Voir aussi Will.I.Am et l'intelligence interactive

                                                                  -> Retour à Chanter pour survivre

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

La chanson et le pouvoir

La chanson est le produit de la vie de la communauté ouvrière, et elle agit en retour pour en assurer la cohésion, en véhiculer les valeurs. Elle est un constituant basique de ses métabolismes. C'est pour cette raison qu'elle est va devenir un lieu de pouvoir. Notamment, elle contribue activement à l'accession du Parti Ouvrier Français à la tête de la Mairie en 1892 et l'élection de Jules Guesdes comme député de Roubaix l'année suivante.
En effet la rencontre entre les conceptions de la communauté ouvrière et les conceptions du Parti Ouvrier Français prend toute sa force parce que le P.O.F est présent dans les réseaux intimes de la communauté ouvrière locale. Il n'a pas un local à part : ses lieux de réunions sont des cabarets. En plus d'être le principal animateur de la Chambre Syndicale Ouvrière du Textile, il crée des coopératives, dirige des fanfares, des sociétés, il a ses chars dans le carnaval : il est là où sont les ouvriers et ses moteurs sont des chansonniers, des cabaretiers : en 1895, sur 36 conseillers municipaux à la mairie socialiste, 22 sont cabaretiers.
Puis assez rapidement, c'est le reflux : les quelques réalisations de la municipalité socialiste comme les cantines scolaires ont enthousiasmé les ouvriers, les chansons de cette époque en témoignent, mais bien vite elles se sont avérées limitées. Le rêve de changement social incarné par le P.O.F s'écroule face aux dures réalités, la politique se re¬tire peu à peu des chansons, l'oubli dans le divertissement réoccupe tout le terrain. Les ouvriers s'abstiennent ou votent pour les "modérés" et l'industriel Motte. Mais la rupture a eu lieu, et le visage de la vie politique est profondément transformé à l'entrée dans le 20ème siècle.

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Le déclin de la chanson et de la culture qui la génère

Au lieu de se développer et s'enrichir, la culture ouvrière qui s'exprimait dans la chanson va progressivement se parcelliser et s'appauvrir. Non pas tant par une action volontariste des classes dominantes que par l'action combinée des mutations que connaît le mode de vie ouvrier.
La chanson-parole publique est très tôt concurrencée par la presse: la “récupération” de la chanson par le Journal de Roubaix est significative. A l'origine ce journal est une petite feuille destinée à informer les industriels et négociants sur les fluctuations du marché, les cours des matières premières, etc.. Progressivement cette partie professionnelle se restreint au profit d'une partie “populaire”. On retrouve tous les thèmes dont traitent les chansons. Le Journal de Roubaix va dès lors acquérir une grande popularité, on le lira à haute voix dans les cabarets . . . Mais dans ce processus de transfert de la chanson à la presse, les ouvriers perdent la parole publique.
La presse est en plein progrès technique, elle se perfectionne et dans sa fabrication et dans sa diffusion, et la concentration de capitaux que cela implique fait aussi qu'elle échappe au peuple : que peuvent maintenant les quelques amis qui cotisaient pour faire imprimer une chanson et la distribuaient de la main à la main ?

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Connaissez-vous une société où l'on ne chante pas ?

Après le déclin de la chanson populaire de l'époque des sociétés et du carnaval, il ne faudrait pas cependant conclure trop hâtivement à une disparition de la chanson et tomber dans une nostalgie d'un âge d'or perdu. Peut-on d'ailleurs citer une seule société, une seule culture dans laquelle on ne chante pas? J'ai lu quantité d'études ethnographiques, visité pas mal de pays et de régions, jamais je n'ai eu connaissance de groupes humains dans lesquels la chanson d'une manière ou d'une autre n'était pas présente, et plus, ne jouait pas un rôle important dans la vie collective. Je ne veux pas dire par là que la chanson est forcément porteuse d'humanisme. Elle peut, comme toute forme de parole, servir à dominer voire à détruire (Voir "Une remarque de Bruno Bettelheim"). Je veux dire qu'elle fait partie des métabolismes du corps social, comme une sorte de respiration. Une des fonctions de la chanson, parmi d'autres, est de mettre en circulation, de faciliter l'échange sur les questions existentielles, formuler et traiter. Cette fonction prend une importance toute particulière dans les périodes de grandes mutations des systèmes de valeur : par exemple, à l'origine de la Bible — la Bible est d'ailleurs remplie de poèmes et de textes de chansons. De même, à l'origine de la mythologie grecque, on retrouve les chants des aèdes.

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Que pouvons-nous entendre aujourd'hui de cette époque?

Qu'est-ce qui entre en résonance, depuis ce temps lointain de la Révolution Industrielle jusqu'à nos vies actuelles ? Je retiendrai une sorte de leçon d'humanité. Envers et contre tout, même dans les conditions de subordination et d'épuisement physique extrême, les hommes et les femmes trouvent la ressource qui leur permettra d'affirmer leur humanité. Ils trouvent en eux cette force incroyable qui permet de ne pas plier, de préserver sa dignité. Et la chanson exprime bien la dynamique qui est à l'œuvre : elle vient du cœur et des tripes, en même temps qu'elle est élan vers l'autre et communion. Par ce geste les groupes humains trouvent en eux, l'énergie, l'inspiration pour s'autoriser à exister, tels qu'ils sont, ici et maintenant. Cette autorisation, à la fois personnelle et collective, créé de la société, refait un peu le monde pour que chacun puisse y respirer.
Chaque époque, chaque culture a ses formes de domination et de violence, et ses modalités de régulation. Avec l'expérience des derniers siècles, nous avons maintenant une connaissance étendue des différentes manières de faire face aux violences spécifiques de l'époque industrielle : la création d'un espace d'autorisation tel que nous l'avons vu à l'époque de la révolution industrielle à Roubaix se retrouve tout au long de l'histoire de la vie en usine jusqu'à nos jours, mais aussi dans les formes de domination exotiques (voir les formes très créatives d'adaptation à la domination en Amérique du Sud par exemple), ou dans les formes de violence extrême comme Auschwitz. 

09 janvier 2006 dans Chanter pour survivre | Lien permanent

Suivante »

Rechercher


Blogs voisins

  • Témoignages anthropo-logiques
  • Histoires anthropo-logiques
  • Laurent Marty, Anthropologue