Témoignages anthropo-logiques

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  • Frédéric Clément carnet-clement

La formation développement

Les bureaux de la commission européenne ne sont pas peuplés seulement de ronds de cuir obtus. En voici une preuve vivante et palpable! Dans les années 1980 quelqu'un là-haut estimait utile de soutenir des formations créées sur mesure à partir de projets émergents et n'entrant pas dans les clous des formations existantes. A l'époque, l'empowerment (= donner pouvoir, autoriser) n'était pas encore un mot très en vogue et l'idée d'une connaissance qui vient d'en bas bousculait un peu les habitudes. Un programme fut lancé et prit corps en quelques endroits de France, là où il y avait des personnalités disposées à s'impliquer dans une telle transformation des modes d'acquisition des connaissances. A la suite d'un enchaînement de circonstances, la formation-développement donc s'est installée en Auvergne, animée par un fonctionnaire du Ministère du Travail. Et depuis une douzaine d'années, la formation-développement a accompagné 250 projets "émergents", dans un contexte où les choses étaient loin d'être faciles. Le livre raconte en neuf histoires comment fonctionne la formation-développement et à quels résultats elle arrive : comment on peut, là où l'on est, s'autoriser à développer, même "à partir de rien", une idée avec quelques personnes. Mais ce n'est pas tout  : la création de la formation-développement était en elle-même une démarche d'autorisation audacieuse et ingénieuse : c'est cette aventure qui est racontée dans le livre.

12 août 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Une formation active à la conduite de projets

Fd_1De l'art de cultiver les projets, 

dix ans de formation - développement en Auvergne

Illustrations de Maty. 168 pages

DRTEFP, Clermont-Ferrand 2000

                                                             >> Sommaire

11 août 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Le plaisir de raconter son histoire

Il aura fallu près de deux ans pour mener à bien cet ouvrage. Car c'est Raconter_la_fdd'un travail qu'il s'agit , au sens de travail d'accouchement : non pas seulement recueillir des informations, les ordonner et les consigner par écrit. Mais en même temps s'accorder sur ce que l'on retient de cette aventure, ce qui a été important, et ce que l'on veut transmettre.

C''est une création à part entière, ou plutôt une co-création : l'auteur, avant de rédiger, est d'abord un accompagnant dans le travail de construction de la mémoire, et les auteurs de l'expérience sont impliqués à tous les moments de la création.

>> De l'art de cultiver les projets, une histoire de la formation développement

11 août 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Comment faire entendre ce qui se produit dans une expérience?

A l'origine de ce livre, une question : comment transmettre une expérience originale, et donc Dogons1difficile à dire ? Au départ en effet, la connaissance que l'on veut "enseigner" n'existe pas : elle est construite au fur et à mesure que les initiateurs du projet élucident leur intentions et découvrent les ressources dont ils disposent : les acteurs de la formation-développement avaient le plus grand mal à expliquer ce qu'étaient ces formations montées à partir de projets qui n'existaient pas, et aux contenus inconnus!
Autre difficulté, toujours dans l'esprit de faire entendre, transmettre, faire reconnaître : les acquis  de ces formations-développement sont pour une large part "implicites", de l'ordre de la relation, du positionnement personnel, de la dynamique du groupe…
Le choix a été fait de raconter des histoires. A partir des quelques soixante dix expériences étudiées sur le terrain, neuf ont été choisies et présentées sous la forme d'un récit permettant de mettre en évidence toute la richesse des processus humains à l'œuvre. Chaque histoire est accompagnée d'illustrations signées Maty, redoutable croqueur de situations !

09 août 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Sommaire

INTRODUCTION:  TOUT CELA EST-IL BIEN SERIEUX?

1. LA FORMATION-DEVELOPPEMENT, COMMENT ÇA MARCHE?

2. UN MODELE QUE L'ON CONSTRUIT SOI-MEME. HISTOIRES VECUES
   
3. QUI ET QUOI?

4. COMMENT?

5. LE DISPOSITIF

6. UN OUTIL POUR LE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL LA PAYSANNE DES DOMES

7. L'INNOVATION ANCREE DANS LA CULTURE DU PAYS

8. RECREER DU LIEN. LES INCONNUES DES HAUTES TERRES

9. QUELS RESULTATS POUR LA FORMATION-DEVELOPPEMENT?

10. LES DIFFERENTES MANIERES D'UTILISER LA FORMATION-DEVELOPPEMENT

• ANNEXE METHODOLOGIQUE.
• TEXTES FONDATEURS
• ENTRETIEN AVEC MAURICE ALLEFRESDE SUR LA FORMATION-DEVELOPPEMENT ET LE DEVELOPPEMENT LOCAL
• LA SOCIABILITE, PREMIERE PREOCCUPATION DES RURAUX DE 18-35 ANS, ET PREMIERE REPONSE
• REPERTOIRE DES ACTIONS DE FORMATION-DEVELOPPEMENT MENEES DEPUIS 10 ANS
• INDEX THEMATIQUE

07 août 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Le rôle clé des autorités dans la culture de l'autorisation

Les histoires présentées font ressortir principalement l'initiative des utilisateurs. Il faut maintenant souligner l'importance de l'initiative institutionnelle.  La position adoptée par les institutions est une condition clé du développement de l'initiative locale : si elles sont trop présentes, elles étouffent l'initiative, si elles ne sont pas assez présentes, elles ne jouent pas leur rôle d'incitation, de médiation et de coordination. Dans ce cas, comme autorité absente, elles ont un effet déstructurant .
Quand un des utilisateurs de la Formation-Développement dit "On a besoin des administrations ! On ne peut pas tout savoir tout seul", ce qu'il apprécie dans l'intervention "administrative", c'est qu'elle l'a aidé à développer son propre savoir, non pas qu'elle lui a dit ce qu'il fallait faire ou ne pas faire.

On ne vit plus à l'époque où les gens étaient isolés dans leur village, n'ayant du monde que des échos assourdis. "Les gens" sont informés par de multiples canaux (presse, professions, etc…).
De la part des institutions, il y a une manière de faire qui fait savoir au citoyen (public, administré…) qu’il peut s’autoriser, prendre des initiatives, être acteur, c'est-à-dire être citoyen à part entière. Et une manière d’être qui positionne le citoyen comme subordonné, dépendant du geste de l’institution, et devant solliciter ce geste.

Finalement, l'aventure des créateurs du dispositif relève du même principe que l'aventure des utilisateurs : là où l'on est, on peut participer à l'entretien des équilibres du corps social et au développement. C'est un choix que chacun peut faire -  ou ne pas faire.

- Ce n'était pas un programme reposant, raconte l'initiateur du programme. Je me demandais "Pourquoi ai-je pris ce dossier en plus, pourquoi me suis-je mis là dedans?". A vrai dire, l'inquiétude, le questionnement ne m'ont jamais quitté. Il fallait faire avancer le truc. Mon rôle était d'avoir la préoccupation constante de trouver les financements.
Autre chose que je voulais rajouter : c'est un acte gratuit. On ne le fait pas pour en retirer un quelconque avantage. Au sein du GIC, il y a une sorte d'inutilité à chercher du bénéfice. C'est au fond ce qui me plaît dans la fonction publique : il y a les règles et le cadre, mais il existe un espace de liberté qui laisse place à l'initiative personnelle. On peut être fonctionnaire et trouver du plaisir, de la jubilation.

07 août 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Mémoire du travail, souvenirs d'usine à Pont Salomon

Que faire de son passé industriel, et en particulier des friches qui en restent? La réponse apportée par les gens de Pont Salomon, en Haute-Loire, mérite une attention particulière. Lorsque que je les ai rencontrés à l'occasion d'une enquête sur la Formation Développement, ils m'ont expliqué comment ils comptaient transformer ce qui risquait d'être une pesanteur (culturelle et financière) en un facteur de développement financier et... culturel, au sens d'un apport de dynamisme et de cohésion. Quelques années plus tard, le pari est, semble-t-il, réussi.

"Venant des campagnes du Velay, la vue de ces cités ouvrières accrochées aux flans de la valléeMuse_faux_pont_salomon_martinet  surprend. Pont Salomon, bourg de 1700 habitants ressemble plutôt à sa voisine industrielle Firminy ou aux bourgs industriels du Nord de la France. Mais le plus surprenant est que ce passé industriel vit encore sous nos yeux. Lourdes machines rythmant comme un cœur monstrueux toute la vie d'un pays. Bruits sourds cachés derrière les murs où tant d'heures d'effort et tant d'histoires ont été vécues dans le huis clos du contact entre l'acier et les hommes. L'imagerie mythique du travail industriel est là bien vivante. M. Henry, directeur de l'usine, me fait traverser les salles dont la majeure partie aujourd'hui sert au stockage. Le bruit se rapproche et l'on sent maintenant les vibrations. Nous entrons dans une vaste salle sombre, la bête est là : un énorme marteau bat les lames chauffées à blanc que manipule un ouvrier expert. Le "martinet"  frappe ses coups répétés et la lame sort forgée. Quand les yeux s'habituent à l'ombre, on peut remonter à la source de ce mouvement puissant : un énorme tuyau capte l'eau de la Sélène et alimente en énergie le martinet."

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Extrait de "De l'art de cultiver les projets". Image (le martinet) extraite du beau site du musée de la Faux à Pont Salomon

26 avril 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Que faire de l'héritage industriel?

Muse_faux_pont_salomon L'héritage du passé, à Pont Salomon, est très directement visible. Quand vous descendez du centre du bourg vers le creux de la Vallée de la Sélène, vous arrivez à un ensemble de bâtiments en brique surélevé par une cheminée carrée: c'est l'usine de l'Alliance, tout droit venue du 19ème siècle. Cette usine là fonctionne encore en partie, pour une production rare : la faux. D'autres bâtiments industriels anciens existent un peu plus haut, fermés depuis longtemps. Que faire de ces "friches industrielles"? Michel Reymond, maire : 

- Nous avons voulu transformer ce qui était une charge en outil de valorisation.

Mais l'enjeu dépasse le seul problème des bâtiments. L'usine a été de tous temps au cœur de la vie du bourg. Parce que le gros de la population était les ouvriers de cette industrie, parce que le patron pendant très longtemps fut aussi Monsieur le Maire…  Des générations de vies autour du travail, des décennies relations fortes et souvent conflictuelles… C'est toute cette culture (au sens ethnologique du terme) qu'il s'agissait de prendre en considération quand on envisageait de valoriser le passé industriel. La stratégie de développement devait intégrer la composante "immatérielle" qu'est la mémoire d'une population.

Pour apprécier pleinement toutes ces dimensions, il est nécessaire, comme toujours dans le "développement local" de prendre le temps de faire un détour. Un détour historique, en l'occurrence. A l'âge d'or de la faux, avant que nos champs de blés soient moissonnés par ces véritables usines mobiles que sont les moissonneuses batteuses,  l'entreprise comptait sept sites étagés le long de la rivière, et plus de 300 ouvriers y travaillaient. La tradition industrielle est ancienne dans la région, puisqu'au 18ème siècle les moulins le long de la rivière font tourner tissages, rubanerie, ateliers de mécanique. Mais c'est dans la première moitié du 19ème siècle qu'un Maréchal d'Empire soucieux de l'indépendance de la France fait le choix de ce site pour développer la production de la faux. La main-d'œuvre vient de divers pays, notamment d'Autriche, qui a la maîtrise incontestée de la production de faux. L'entreprise Dorian, Holtzer, Jackson et Cie produira sous le second Empire jusqu'à 400 000 pièces par an, (20.000 aujourd'hui).
Détail important pour la mémoire de Pont-Salomon, les patrons étaient des Saint Simoniens convaincus; le maître de forge Dorian (qui sera ministre en 1870) était un disciple de Charles Fourier [et St Simon] . Cela se ressentira dans une politique sociale très engagée pour l'époque : logements de qualité avec potager attenant, possibilités d'éducation supérieure, magasin coopératif, service médical, aide sociale, … Tout ce qui existe à Pont Salomon est toujours plus ou moins lié à l'autorité patronale.
    >>Lire la note précédente  >> Lire la suite

Extrait de "De l'art de cultiver les projets". Photo: le musée de la Faux à Pont Salomon

25 avril 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

A l'initiative de la formation développement: un groupe d'amis

Muse_faux_pont_salomon_ouvriers_1 Michel Reymond, maire et initiateur du projet, est médecin au village. Il porte la quarantaine tranquillement dynamique.  Pour lui, la dimension philosophique et sociale de ce passé industriel est importante, même s'il n'en cache pas les ambivalences et est partie intégrante du projet de développement. Tout commence dans les années 1980.

- Au départ, à l'initiative, nous sommes trois copains, raconte Michel Reymond Nous discutons sur ce que nous pourrions faire d'utile pour valoriser le patrimoine de notre bourg. L'idée d'un projet autour de la faux commence à prendre forme. En 1981, nous créons une association. La municipalité de l'époque ne veut pas s'impliquer dans ce projet, donc nous volons de nos propres ailes. René Mansard  en entend parler par la personne qui s'occupe d'art et d'industrie au Musée de St Etienne. Et c'est comme cela que se met en place l'action de Formation-Développement.

L'intitulé de l'action est le suivant : "Formation à l'élaboration d'un projet de développement culturel et touristique par la mise en valeur du patrimoine industriel de Pont Salomon", avec pour objectifs :

1°) Identifier, repérer et inventorier la ressource patrimoniale de Pont Salomon et de la Vallée de la Semaine.

2°)  Susciter une dynamique locale de développement mettant en synergie les Etablissements Dorian (seule fabrique de faux subsistant actuellement en France) et les personnes et partenaires motivés par l'archéologie industrielle.

3°) Tout cela autour d'un projet de "musée vivant".

- Le groupe de formation était composé des membres de l'association, de gens du village (dont deux de la profession), et de deux historiens. Nous avons monté ensemble le programme, et deux formatrices du Greta ont assuré l'animation. Nous nous sommes réunis tous les quinze jours pendant un an.  Il s'agissait d'asseoir le projet aussi bien dans son contenu que dans sa structuration financière.
Les thèmes de la formation  : réflexion sur les finalités de développement touristique et culturel, les démarches d'inventaire patrimonial,  le diagnostic de territoire, la méthodologie de projets, connaissance des financements, étude de cas.

- Nous sommes allés voir des expériences existantes, dans le Doubs (Musées Comtois de Nans sous Ste Anne et forges de Syam). Cela nous a ouvert de nouveaux horizons. Les interventions étaient inégales, mais il en est sorti un projet mieux informé et plus sûr. Au début on ne savait pas où l'on allait. Maintenant, on savait. Au départ, nous étions un peu utopistes. La Formation-Développement nous a fait passer du rêve à la réalité.

- Quel était l'enjeu de ce projet pour le village?

- L'enjeu était double : économique et culturel. Economique, parce que nous disposions d'un patrimoine porteur d'attraits touristiques. Culturel parce que ce patrimoine est ancré profondément dans la culture des gens d'ici. La municipalité précédente ne voulait pas valoriser une entreprise qui avait dominé le pays auparavant. Nous pensions que l'on pouvait transformer cette histoire industrielle et ouvrière en projet de développement. Nous voulions en finir avec les querelles inutiles, réconcilier l'entreprise avec le village, et passer à un partenariat. Ce lieu historique de la Révolution Industrielle était aussi le lieu où ont vécu les gens d'ici : chaque famille de Pont Salomon a un père ou un cousin qui a travaillé à la faux. Le projet que nous avons élaboré est structurant pour le développement  : il y a une dimension touristique, culturelle, sociale (réhabilitation de logements), paysagère (zone protégée).

>> Lire les notes précédentes: 1  / 2

Extrait de "De l'art de cultiver les projets". Photo: le musée de la Faux à Pont Salomon

24 avril 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

Se rencontrer, se reconnaître: le désir d'exister

Cette action est la plus difficile à raconter, voilà pourquoi je l'ai mise en dernier, après les autres histoires, dans "De l'art de cultiver les projets". A première vue le résultat paraît de bien faible importance. Pourtant, c'est de mon point de vue l'histoire qui parle le plus clairement du lien social, c'est à dire une des raisons principales qui font que l'on a envie ou pas de rester au pays. On sait par ailleurs que le lien social est un enjeu central du développement local et de la vie de la cité, et un des objectifs initiaux de la Formation-Développement.

C'est une affaire de femmes. Peut-être les femmes ont-elles une sensibilité particulière à ce qui est important pour maintenir la vie, tout en restant à l'écart des scènes publiques, dans une certaine discrétion… La discrétion qu'affiche cette histoire est aussi caractéristique de la démarche de Formation-Développement.

Les Hautes terres où se joue notre action se situent entre trois massifs  : Mézenc, Meygal, Lizieux. Pour venir vivre ici ou y rester, il faut avoir le courage des défis, me disaient des personnes qui s'y étaient installées. Les paysages sont splendides, un célèbre enfant du pays en témoigne :

"J'ai visité beaucoup de pays. Je suis devenu très difficile à étonner… Ces sites sont extraordinaires. Je le déclare, non comme poète du Velay, mais comme voyageur de l'Europe." (Jules Romain).

Mais la nature ne fait pas de cadeaux. Ecoutez les gens du pays vous parler de la burle, ce vent glacial qui balaie la neige des plateaux les jours d'hiver et fait se rentrer toute vie au plus profond des maisons!
Quand on est des Hautes terres et de ce genre d'hiver, il est plus difficile de se rencontrer et de se connaître, c'est un phénomène habituel des régions de montagnes : au delà de sa vallée, c'est déjà un autre monde. L'appellation d'Inconnues choisie par l'association dit non seulement la peine à se connaître entre gens d'une même région, mais aussi le sentiment de ne pas se connaître soi même. Comme si votre propre vie vous échappait. Une sorte d'anonymat : pas d'existence, ni pour soi, ni pour les autres. Tout dans leur action signale une forte envie d'exister, même si le vent recouvre parfois les maisons toutes entières de neige, même si la première ville est à 100 kilomètres, même s'il y a peu de raisons pour que le regard versatile du monde vienne un jour poser son œil électronique sur ce petit carré d'altitude sans grand éclat.

- Ici, il ne se passait rien...

Les inconnues des Hautes Terres, 1, 2, 3, 4, 5, 6, d'après "De l'art de cultiver les projets"

07 mars 2006 dans De l'art de cultiver les projets | Lien permanent

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