Témoignages anthropo-logiques

Mettre en récit l'expérience vécue pour mieux la partager.

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Lucile et l'engagement de l'ethnologue

J'ai rencontré une jeune fille qui s'appelait Lucile. Lucile avait une mèche Mort_lucile_2_3blonde qu'elle relevait sans cesse d'un geste de la main ou d'un coup de tête. Elle habitait un des quartiers où la Boîte à Mots intervient. C'était il y a quelques années, la Boîte à Mots n'existait pas encore, et de toute façon, Lucile n'avait plus l'âge d'écrire des lettres à l'école. Il y avait alors deux millions de chômeurs et je faisais une enquête sur l'entrée des jeunes dans le monde du travail. C'est à cette occasion que j'ai rencontré Lucile. Elle essayait de toutes ses forces de trouver sa place. Tout dans son histoire s'y opposait. Lucile est morte un mois plus tard, trichlo, coma. Elle a décroché sans un bruit et le trou noir s'est refermé. Elle était là, juste à côté. Mais pour elle tout ce qui nous rattache au monde habituellement s'est embrouillé puis disloqué : la famille, le travail, les amis.
Je n'accepte pas cette fatalité pas plus que le silence qui l'entoure. Elle est le signe d'un échec, d'une profonde lacune de nos sociétés, d'une véritable impuissance de notre part à nous, adultes. Je ne veux pas me laisser aller à cette démission, à cette non-implication où personne n'est responsable, c'est-à-dire où tout le monde est irresponsable. C'est pour cette raison que je suis ethnologue, et que la Boîte à Mots m'est chère.
Dans mon activité je suis amené à rencontrer toutes sortes de personnes et de lieux. Certains lieux sont moroses, chaotiques voire mortifères. D'autres sont vivants et générateurs de vie. Ils nous alimentent en sens et nourrissent la convivialité ; ils sont significatifs de l'art d'entretenir la vie en société aujourd'hui, et des pratiques d'autorisation dont on voit le mouvement prendre forme. Dans un environnement éclaté, complexe, en mouvement incessant, chacun est confronté à la difficile liberté de construire son chemin. C'est de cela que nous parle la Boîte à Mots : comment on peut s'autoriser à refaire le monde autour de soi ? Et comment ça s'apprend, l'autorisation ?
Ici, les bons sentiments et les bonnes pratiques ne sont pas suffisants. Pour s'y retrouver, il faut prendre du recul, analyser les dynamiques qui sont à l'œuvre, sortir du pragmatisme et de l'urgence, et mettre en valeur ce qui mérite de l'être : agir n'est pas suffisant, encore faut-il que les actions aient une reconnaissance dans la symbolique collective.

Extrait de La boîte à mots. Dessin d'Edith Henry

15 mars 2007 dans La Boîte à Mots, Le métier d'ethnologue | Lien permanent

Méthodes pour l'anthropologie du proche

Notre orientation méthodologique est celle de l'ethnologie (ou anthropologie) sociale et culturelle. Pour en résumer l'esprit, nous reprendrons  la formule de Cliford Geertz : 

"Entendre les entendements qui ne sont pas les nôtres" .Geertz1

La procédure de travail de l'ethnologie appliquée à notre propre culture est différente de celle de l'ethnologie pratiquée chez "l'autre lointain", dans les pays "exotiques". Ici, l'autre est notre voisin. Le discours que produit l'ethnologue l'implique directement dans la culture qu'il étudie, et cela change tous les termes de la démarche .

La première phase de ce travail a été l'enquête fondée sur la technique de l'entretien. Comme dans toute méthode qualitative l'échantillon de personnes sélectionné est représentatif de la diversité des situations, mais pas au sens statistique du terme. Nous les avons choisies en tant qu'"informateurs privilégiés", c'est à dire comme personnes les plus à même de nous informer sur les problématiques posées. Nous avons procédé à des entretiens de type "récit de vie" . Chacun de ces entretiens est en quelque sorte un colloque privé entre deux personnes, un travail qui dépasse la simple transmission d'informations . L'entretien a été suivi quand c'était possible d'une visite de l'entreprise. A cela s'ajoutent quelques entretiens informels. Dans certains cas particuliers, nous avons travaillé en dynamique de groupe.
Nous avons rencontré en tout 70 personnes(...).

La deuxième phase est celle de l'analyse. Après l'implication (la rencontre personnelle que représente l'entretien), c'est un temps de distanciation. Nous allons rapprocher les entretiens, mettre en évidence ce qu'ils ont en commun et ce qui les différencie, à l'aide de notions-repères.  Ensuite nous les comparerons avec d'autres situations travaillées dans d'autres études anthropologiques, et replacerons l'ensemble dans le cadre des problématiques plus générales. Dans cette étape, on peut procéder à de nouveaux entretiens pour vérifier des informations ou valider des hypothèses.

La troisième phase est celle du "récit". C'est un autre travail. Il s'agit de reprendre l'ensemble des données et analyses et de créer une "histoire" en conciliant rigueur et accessibilité pour un lecteur non spécialiste de l'ethnologie. Ce que nous présentons est une interprétation : l'ethnologue traduit la réalité avec un regard qui lui est propre; cette personnalisation de l'interaction avec les cultures étudiées est une des spécificités de l'ethnologie. 
Dans un souci de respect de l'image de marque des entreprises citées, nous avons proposé à chacune de lire la partie qui la concernait avant publication. Les réponses que nous avons reçues ont permis de corriger des erreurs et de préciser certains points.

Extrait de "Etre d'ici et du monde"

11 mars 2007 dans Etre d'ici et du monde, Le métier d'ethnologue | Lien permanent

Ecriture de l'anthropologue et épaisseur humaine

Quelle est la particularité de l'écriture de l'anthropologue, par rapport à d'autres écritures proches comme celle du journaliste? Clifford Geertz et Arjun Appadurai parlent "d'épaisseur humaine" : "L'anthropologie est un travail d'archive qui restitue à mes yeux l'épaisseur des événements vécus." Le journaliste Ryszard Kapuscinski Kapuscinski apporte un éclairage complémentaire, rapporté dans un entretien réalisé par Jan Krauze (Le Monde des livres, 19 mai 2006) : Ryszard Kapuscinski "comprend peu à peu qu'il est vain de se contenter de rapporter les événements, qu'il faut essayer de «comprendre». Il en acquiert la conviction définitive à Alger, au moment du coup d'Etat de Boumediène contre Ben Bella, en 1965. Il n'y avait rien à voir, aucun signe tangible dans les rues, rien à décrire, rien à mettre dans une dépêche : «C'est là, à Alger, écrit-il dans son livre, au bout de quelques années de travail comme reporter, que j'ai commencé à comprendre que je faisais fausse route », «qu'il n'est pas possible de comprendre le monde à travers ce qu'il a bien voulu nous montrer au moment de ses convulsions dramatiques », des «tirs et des explosions». Il prendra donc son temps, à écouter, à se promener, à regarder. «Ce qu'il y avait de bien dans les coups d'Etat, c'est que le premier réflexe de leurs auteurs était de couper les communications - à l'époque, le télex. C'était une véritable bénédiction, on pouvait travailler tranquillement...»"
Ryszard Kapuscinski est plutôt critique par rapport au journalisme actuel : "Nos contemporains «ont un énorme chaos dans leur tête». Et «la manie de l'information courte augmente leur désorientation». Sur la presse d'aujourd'hui, le reporter-écrivain a un regard désabusé : «Il y a une grande accélération, mais en même temps un aplatissement, un appauvrissement. Certes, le savoir est impossible à atteindre, mais au moins faut-il essayer : les médias semblent y avoir renoncé. C'est une tendance très dangereuse : l'opinion mondiale ne compte plus, et les gens qui détiennent le pouvoir en profitent pour faire ce qu'ils veulent.»"

Le fait que la réflexion sur "l'épaisseur humaine" dans l'écriture vienne d'un journaliste autant que des anthropologues montre que c'est plus une question de position personnelle que de catégorie professionnelle.

25 mai 2006 dans Le métier d'ethnologue | Lien permanent

Gaëlle Perret: l'ethnologue et l'écrivain

Voici un extrait d'un texte que j'emprunte à la revue en ligne Remue.net: "Gaëlle Perret . L'ethnologue et l'écrivain, une approche inédite des ateliers d'écriture"

"Qui est l'ethnologue ?
L'ethnologue est un observateur des hommes en société. C'est "celui qui fait émerger la logique propre à telle culture". Il regarde, il prend note d'une réalité qu'il transforme par son regard. Il recense des faits, des situations, des coutumes, des mythes, des gestes quotidiens... On peut le considérer comme le gardien d'une société, une sorte de receleur peut-être, ou le voir aussi comme le dilapidateur d'un savoir qu'il dilue et dissèque dans ses ouvrages. L'image de l'ethnologue est souvent associée à celles des sociétés dites exotiques et lointaines qui font rêver souvent, et qu'il a longtemps exclusivement étudié. Aventurier, touriste déguisé, vagabond voyageur, chercheur ou voyeur, qui est-il vraiment ?
Aujourd'hui, l'ethnologue a du s'adapter aux transformations du monde. De plus en plus présent dans nos sociétés modernes, on peut le croiser arpentant les macadams des métropoles, ou dans nos campagnes toujours en quête du caché, derrière l'apparente banalité des choses, derrière l'écrasante et parfois absurde réalité. Quel rôle désormais s'offre à lui, quelle place peut-il occuper dans les sociétés industrielles, quel regard peut-il apporter ? Qui écoutera ce qu'il a à nous dire ?
L'ethnologue est un être mystérieux, méconnu, tout comme l'est sa discipline qu'on a du mal à identifier, à cerner. Le miroir qu'on lui renvoie, et l'image qu'on a de lui sont porteurs d'un malentendu, car personne ne sait vraiment, au fond, ce qu'est un ethnologue. N'y a t-il pas là, quelque chose de paradoxal ? Ainsi, alors que l'ethnologue s'efforce de cultiver et d'étudier l'altérité, tout en décryptant la réalité, la rendant plus lisible, il est un personnage trouble voire inexistant, aux yeux d'un public, qui ignore souvent son travail.
Etre un apprenti-ethnologue s'est tenté de suivre ses traces, lui qui ressemble tant à un caméléon qu'on ne sait plus parfois le distinguer de son environnement. Peut-être, en définitive, l'ethnologue aime t-il à cultiver le secret.
Un mémoire pour quoi faire ?
Se lancer dans un travail de recherche qu'on espère rigoureux donne le vertige. Parfois c'est un vertige merveilleux qui stimule, parfois c'est un vertige douloureux qui rend inquiet. On avance sans trop savoir vers quoi l'on va, sachant pourtant par intuition qu'on touche quelque chose d'important du bout des doigts. Mais comment justement donner forme à ce quelque chose ? On perçoit un univers qu'on découvre lentement, dont il faut apprendre la langue pour comprendre ses rouages.
Ainsi, on tâtonne beaucoup. Une grande partie du cheminement est un long tâtonnement. On trébuche, on hésite, surtout on pose beaucoup de questions. La réalité se fait multiple et fuyante. Se joue t-elle de nous ? C'est presque une tâche impossible, de vouloir ordonner tout cela, ce réel si riche, qu'il faudrait le conjuguer au pluriel. Et comment savoir si l'on se trompe, si ce qui nous arrête n'est pas le plus insignifiant ? Cependant, il y a des signes qui nous guident, des hasards heureux, des rencontres...
C'est pourquoi, dans un cursus universitaire, la réalisation d'un mémoire est une étape importante. L'occasion est offerte de mener à terme un projet personnel. C'est un travail de longue durée aux enjeux multiples.
Concevoir un mémoire est un travail de réflexion et de construction qui permet dans un premier temps de faire le point sur ce qu'on sait, sur ce qu'on ne sait pas encore tout en mesurant le chemin parcouru et à parcourir, bref c'est la possibilité d'effectuer le bilan des enseignements suivis et des connaissances acquises. Mais c'est aussi une mise à l'épreuve, mise à l'épreuve théorique, et expérience du réel à travers l'élaboration d'une expérience de terrain (plus ou moins modeste, selon ses moyens...).
La rédaction d'un mémoire est également l'occasion de réfléchir sur l'anthropologie contemporaine tout en s'interrogeant sur son propre engagement dans la voie de la recherche ethnologique : que nous offre t-elle, que peut-on lui apporter et de quelle manière ?

Qui est l'écrivain?

L'écrivain dans l'atelier, l'atelier dans la ville. Autant d'espaces à investir. S'intéresser à l'atelier dans la ville, en tant que lieu dans un territoire particulier c'est s'intéresser également aux politiques de la ville, aux politiques culturelles, aux partenaires, aux pouvoirs publics, locaux, aux institutions. L'atelier est un micro-espace, un espace possible de respiration, un espace à la fois clos et ouvert. Voire une sorte de contre pouvoir, peut-être, dès qu'il s'aventure sur le terrain du social, et dépasse les limites imposées par les politiques culturelles.
Après cette tentative de définition, je me suis intéressée à l'écrivain dans l'atelier. Car si l'écrivain est "un professionnel des mots" , est-il cependant apte à animer un atelier d'écriture ? Que se passe t-il de particulier dans un atelier mené par un écrivain ?
Quels regards portent les participants sur l'écrivain-animateur ? Et le terme même d'animateur convient-il pour désigner l'écrivain ? L'atelier apparaît comme la partie visible d'une entité plus vaste. Il est lié à une conception globale de l'écriture et rejaillit sur l'écriture personnel des écrivains. Dans l'atelier, c'est la présence physique, le corps de l'écrivain qui se trouvent en jeu, bien plus que son oeuvre même. Qu'en résulte t-il ? Assiste t-on à une désacralisation de l'écrivain et/ou de l'écrit ?
L'écrivain dans l'atelier c'est aussi l'écrivain au milieu d'un groupe d'écrivants qui vont produire des textes. Qui sont-ils ? Quelles relations vont se nouer, quel est le statut de ces textes ? Que va t-il naître de cette expérience interactive ? Et quelle est cette écriture produite ? Comment l'appréhender, comment la situer ? Se pose aussi la question de la diffusion éventuelle de ces écrits. Pour qui ? Comment ?
N'y a-t-il pas plusieurs écritures ? L'atelier n'est-il pas une conjugaison de pluriel, une multiplicité de figures et d'expériences ?
Si on analyse les pratiques des écrivains, deux tendances au moins, en apparence, s'affrontent, celle des écrivains qui souhaitent redonner la parole à ceux qui se taisent, qui tendent vers le social, vers la création de lien social et celle de ceux qui veulent dépasser la sphère de l'intime, des blessures personnelles, du témoignage, pour aller au delà, emmener les participants vers le récit, les faire sortir d'eux même. Cependant ces deux tendances peuvent se compléter, être des étapes d'un parcours à accomplir vers la Fiction, vers le Silence nu, contre le murmure incessant et perturbateur du monde. Ainsi l'atelier oscille sans cesse entre le dit, le non-dit et l'écrit.
L'écriture dans l'atelier occupe certes, une place importante, mais qu'en est-il de la parole ? On parle beaucoup dans l'atelier, parfois plus qu'on écrit. On lit, on commente, on questionne, on doute. Plus que jamais, il faut-il dépasser l'opposition trop simpliste écrit/oral pour mieux appréhender leurs liens. S'intéresser au rapport au langage qui est aussi rapport à l'humain et au monde.
Et dans l'atelier quelle est la place de l'auteur ? S'interroger sur l'écrivain dans l'atelier c'est aussi réfléchir sur le statut de l'auteur en général.
Bien entendu, cette nouvelle pratique permet d'interroger la place qu'occupe l'écrivain dans notre société. On peut imaginer que l'atelier d'écriture inscrit l'écrivain au coeur de la cité et redessine les rapports que celui entretient avec la société ( et réciproquement). L'écrivain engage quelque chose de lui même dans la pratique de l'atelier. Est-il pour autant un écrivain engagé ?
Et si les pratiques de l'atelier semblent être à première vue, une réassurance du métier ou du statut d'écrivain, qui se définit ici par rapport à un groupe de non-écrivains, qu'en est-il exactement ? Au contraire, n'y aurait-il pas là facteur à confusion ? Car finalement derrière toutes ces questions, une interrogation ne cesse de réapparaître, à savoir : "Qui parle ? Qui écrit ?"
L'atelier révélerait-il tout en brouillant les pistes ?"

01 avril 2006 dans Le métier d'ethnologue | Lien permanent

L'ethnologue et la symbolique collective

La symbolique collective : valeurs, identité, représentations, images…

Les hommes se racontent des histoires, dans toutes les cultures et à toutes les époques : il semble que ce soit un besoin universel pour entretenir la Fleur_des_histoires vie des groupes humains. Depuis la conversation ordinaire jusqu'aux grands récits sacrés en passant par les proverbes, contes, littératures et discours de tous ordres, ces histoires revêtent mille et une formes sans cesse renouvelées et toujours semblables.
C'est dans cette "strate" de l'être-ensemble que les valeurs, les représentations, se constituent et circulent. L'ensemble forme la symbolique collective, ciment immatériel qui fournit cohésion et dynamique à la vie en société. C'est pour cette raison que les groupes humains consacrent beaucoup d'énergie et d'imagination pour l'entretenir précieusement .

Les flux symboliques existent en corrélation étroite avec les flux économiques. Ils ont eux aussi un rôle structurant et peuvent avoir des effets imprévisibles et rapides. Par exemple, l'épisode récent de la "vache folle" a eu des conséquences importantes sur les habitudes de consommation et toute la chaîne de production de la viande bovine.

L'ensemble des échanges symboliques fonctionne à la manière d'un orchestre, pour reprendre une image de l'école de Palo Alto ; chaque acteur joue un rôle dans la production et la circulation de la symbolique collective, même quand il n'émet aucun message.

... Le travail de l'ethnologue vise à entendre les flux symboliques et à aider les organisations qui veulent travailler la position qu'elles y occupent. Dans un contexte de mutations, d'imprévisibilité, de forte quête de sens et de repères, ce problème de la position symbolique joue un rôle central dans les équilibres et les stratégies. C'est de ce point de vue que sont abordées les entreprises et le Massif Central dans ce livre.

Le danger quand on parle de valeurs (surtout dans une culture habituée à produire moult réglementations et procédures formelles) est de produire de la moralisation et de la normalisation culturelle. En ce qui concerne l'initiative en général et l'esprit d'entreprise en particulier, on ne peut ni les décider, ni les planifier. On peut en revanche les repérer, les faciliter, les accompagner, avec la condition d'être en position d'écoute et de compréhension.
Notre démarche ne sera donc pas d'élaborer une théorie - il y a surinflation de théories. Nous rendrons compte des valeurs qui portent l'entreprise dans le Massif Central. Nous ne dirons pas comment doit se faire le travail des valeurs, mais comment il se fait, laissant à chacun le choix de s'approprier selon sa propre logique la matière fournie.
Après quelques 20 ans d'expériences et de réajustements, il nous semble que c'est la place la plus appropriée que puisse occuper un ethnologue dans le concert de la symbolique collective

Extrait de "Etre d'ici et du monde"

Image: La fleur des histoires manuscrit du XVème siècle

19 décembre 2005 dans Le métier d'ethnologue | Lien permanent

Autres notes sur le métier d'ethnologue

>> Lucile et l'engagement de l'ethnologue

14 novembre 2005 dans Le métier d'ethnologue | Lien permanent

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