21 septembre 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"Mon rapport à la mort ne doit rien à la peur. Je reste inspiré par mon père, ce qu'il a traversé, la mort de ses parents dans les camps, la leçon que j'en ai tirée, de vivre avec la conscience de sa fragilité." Communication avec les morts ? "Sans adhérer à quelque foi que ce soit, j'entretiens - je fais la part des fantaisies - un vrai rapport avec
l'au-delà"
Jacques Schwarz-Bart, saxophoniste
Extrait d'un article de Francis Marmande paru dans Le Monde du 30.08.06
31 août 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"...L’impuissance lamentable des honnêtes gens face aux gens culottés"
Karl Krauss
24 août 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"Pour un instant, j'ai oublié mon nom
Ça m'a permis enfin d'écrire cette chanson
Pour un instant, j'ai retourné mon miroir
Ça m'a permis enfin de mieux me voir.
... J’ai perdu mon temps
À gagner du temps
J’ai besoin de me trouver
Une histoire à me conter"
Serge Fiori, extraits de "Pour un instant"
>Voir aussi Une épopée de notre époque et Les histoires que nous nous racontons
12 août 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"Chaque fois que nous avons le sentiment d'avoir fait un certain progrès dans la connaissance, nous voyons qu'il suscite d'autres problèmes, et que le progrès suivant sera encore plus difficile. En avançant, la connaissance se convainc de son infirmité."
"C'est en Occident que la science est née et s'est développée, et nous ne pouvons pas nous dégager de notre destin. C'est pourquoi notre façon d'accepter l'existence ne peut être qu'une sorte de compromis entre l'appétit de savoir, la conquête laborieuse des connaissances et, par ailleurs, la conviction que, vus de loin ou en nous plaçant à un niveau plus profond, ces efforts sont dépourvus d'un sens dernier. Nous vivons dans la contradiction. Il faut en prendre son parti."
Claude Lévi-Strauss Les grands entretiens du monde - Tome 2 - mai 1994
10 juillet 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"Mes yeux se sont remplis de larmes et je me suis mise à haleter. Cette impulsion avait beau m'avoir assaillie à l'improviste, elle venait de très loin et ne m'était que trop tristement familière : c'était le désir de me séparer, dans la danse de la vie, de ceux qui m'y avaient conviée et de m'unir à ceux qui en sont exclus, ceux qui installent les chaises, portent les plats et les boissons, fournissent le divertissement et nettoient à la fin. Je savais que ce désir était illégitime. Il n'était fondé ni sur la compassion ni sur l'altruisme ; il n'était même pas politique."
Russell Banks American Darling
12 juin 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"Comme dans le cas d'une partition musicale, il est impossible de comprendre un mythe comme une séquence continue. Si nous essayons de lire un mythe comme nous lisons un roman ou un article de journal, c'est-à-dire ligne après ligne, de gauche à droite, nous ne comprendrons pas le mythe, car il faut l'appréhender comme une totalité ; il nous faut découvrir que son sens profond ne réside pas dans la séquence des événements mais - si je puis dire - dans des paquets d'événements, même si ces événements apparaissent à différents moments du récit. On doit donc lire le mythe un peu comme on lirait une partition d'orchestre : non pas portée par portée, mais en comprenant qu'il faut appréhender la page entière ; ce qui s'écrit sur la première portée, en haut de la page, ne prend son sens qu'à la lecture des éléments écrits au-dessous, sur la seconde portée, la troisième, etc. Cela veut dire que non seulement on doit lire de gauche à droite, mais en même temps verticalement, de haut en bas. On doit comprendre que chaque page constitue une totalité."
Claude Lévi-Strauss, Entretien, Magazine littéraire n° 311, juin 1993
08 juin 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"Tout au fond de nous, voyez-vous, ce n'est pas Homo sapiens que l'on trouve. Mais la folie... Ce que Darwin a été trop poli pour dire, mes amis, c'est que nous sommes parvenus à régner sur la terre non parce que nous étions les plus malins, ou les plus méchants, mais parce que nous avons toujours été les plus déments, les plus grands enfoirés meurtriers de toute la jungle."
Stephen King, Cellulaire
02 juin 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils"
Pierre Desproges
27 mai 2006 dans Mes citations favorites | Lien permanent